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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 09:20

Hauterive1

Située à quelques kilomètres de l’ancienne châtellenie de Lignières, la petite forteresse d’Hauterive, sur la commune de la Celle-Condé, est un vestige archéologique curieux. Suivant le cours de l’Arnon par la rive droite, le promeneur découvre un ensemble bâti surprenant quoiqu’en grande partie nivelé, où se distinguent encore des murailles construites avec des parements soignés et un vestige de tour d’angle, d’une forme commune dans la région au XIIIe siècle. Cette minuscule place-forte, bâtie en bord de rivière, accuse une forme carrée. Des fossés secs sont encore apparents du coté opposé à la rivière et conservent un vestige du mur qui servait à faire reposer le pont-levis lorsque celui-ci était baissé. Une construction récente élevée sur la plate-forme abriterait une cave voûtée.

Hauterive2 

Malgré une lecture assez complète de la documentation régionale, je n’ai pu trouver aucun acte datant de la construction de cette petite structure féodale. Soit ses premiers propriétaires étaient trop peu fortunés pour céder une partie de leurs biens à une abbaye locale, soit cette micro-forteresse n’était pas tenue par un seigneur, mais par un officier seigneurial représentant les intérêts d’une puissance politique locale, comme les seigneurs de Lignières, d’Issoudun ou de Châteauneuf. La proximité immédiate de la rivière laisse supposer que cette fortification était en relation avec un lieu de passage, gué ou pont, sur l’Arnon.

Les vestiges d’Hauterive intéresseront les spécialistes d’architecture militaire qui décrypteront, parmi les dernières ruines apparentes, l’organisation d’une petite forteresse qui semble avalée par la végétation, la terre, et l’oubli des hommes. 

Hauterive3

fossé et mur de soutien de l'ancien pont-levis

The old castle called Hauterive, upon Arnon river. 
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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 09:07

 

vernet-manoir

Hello,
If you live in the USA, or if you have traveled across this country, and you are interested in old houses and history, perhaps you can help me.
I’m a French historian, living in the center of France, near a little town called Saint-Amand-Montrond.  I’m looking for information about an old medieval castle, lost somewhere between this city and the USA.
The story of this missing castle sounds strange, but it is true.
During the First World War, a squadron of US soldiers came into Saint-Amand.  The town was far from the front, and quiet enough for battle training.  One of these men, perhaps an officer, discovered the ruins of a medieval castle that was abandoned.  He fell in love with this antique house, and bought it, planning to have it shipped to the USA.  

 

The French workers removed all the pretty stones (stairs, windows, fireplaces,) and wooden frameworks, and all the medieval stuff, and left Saint-Amand in 1919.

 

After this time, the story of the castle becomes foggy.  According to some witnesses (all dead), boxes of the castle’s pieces went by train to Saint-Nazaire, a great Atlantic port and were carried on a ship to USA.  Some other people were sure that the new owner abandoned his project.  The stones could have been left somewhere near the port.
In fact, nobody knows where the castle is now.
Some years ago, a man coming back from the East Coast said that he had seen the castle during his travels, but I can’t be sure if this is true, or if he was just playing a joke.
Perhaps you have heard about this castle somewhere in USA?

 

 

It could be rebuilt with its primitive shape, or with a
modern appearance.  It also may be that only the pieces of a brand new building were made with the stones coming from different old European houses.  In my immediate area, several walls of medieval churches, castles and urban houses have been bought and removed, and sent to North America.
If you know something about this manor house, and can get a picture of it or perhaps you have heard someone who has been to France in the past talking about this story, please, send me a message with the link “Ecrire un commentaire” in the right corner of the article.  

 

 

You could help to find an answer to an almost one-century-old mystery!
Thank you very much.

Thancks a lot to my texan friend Janet Stalone who helped me to correct this page.

 

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 16:27

chatelus-intérieur

Patrimoine emblématique du massif forestier de Tronçais, dans l’Allier, le Tureau de Chatelus, sur la commune de Meaulne, dans l’Allier, se présente comme une enceinte de terre fossoyée quadrangulaire, avec des renflements aux quatre angles et un évidement dans le rempart Nord qui peut passer pour une entrée. Élevée sur une position topographique stratégique, cette fortification bénéficiait de la protection naturelle assurée par la confluence de deux petits ruisseaux parallèles avec un ruisseau de plus fort débit. Ces trois cours d’eau ont modelé un relief assurant une défense naturelle de l’édifice qui n’a pas échappé aux concepteurs de l’ouvrage.

La tradition populaire, comme dans tant d’autres lieux, a accordé aux romains la paternité de ce camp retranché. Baignés de culture antique, les anciens érudits y reconnaissaient la signature indiscutable des légions de César au temps de la Guerre des Gaules. Sauf erreur, la carte IGN de la région continue à nommer l’endroit: “le Camp Romain”.

Il y a une quinzaine d’années, les techniciens de l’ONF, soucieux de baliser le patrimoine  de la forêt de Tronçais, m’avaient consulté sur cette question, traitée, entre autres, dans mon mémoire de DEA. Mes arguments les avaient convaincus d’une origine ne devant rien à l’armée romaine, sans qu’on puisse pour autant être affirmatif sur la date de début des travaux de défense du site. Éloigné des routes où circulaient les troupes impériales, Chatelus n’a livré, au cours des anciens sondages entrepris sur place, aucun objet d’époque antique. De plus, l’importance des terrassements montre que ce lieu n’a rien d’un camp de fortune établi pour les besoin d’une troupe en campagne, qui se serait parfaitement contentée d’une simple clôture palissadée. Tout naturellement, c’est vers l’époque médiévale que se tourne le regard grâce à un élément décisif: le toponyme même de l’endroit.

Chatelus l’est pas un nom isolé. En fait, on relève six autres sites offrant une parenté évidente avec le phénomène observé sur la commune de Meaulne.

* Le Châtelet, ou Vieux-Château, sur la commune d’Arpheuilles, dans le Cher. Comme pour son homologue de la forêt de Tronçais, le site d’Arpheuilles se présentait comme une grande enceinte carrée entourée de fossés, avec des renforts aux angles. Superbe vestige, cette forteresse a été très dégradée lors de travaux d’abattage de bois, partiellement écrasée par les engins forestiers qui débardaient les grumes;

* l’enceinte du moulin de Gâteau (parcelle dite “les Chatelais”), commune de Saint-Pierre-les-Etieux (18). Petit ouvrage employant l’eau de la Marmande comme défense;

* l’éperon barré de Chatelux, sur la commune de Vesdun (18), petite plate-forme au dessus de la gorge du Rifoulet, isolée du plateau par un rempart de terre;

* un autre éperon barré, dans la commune voisine de Saint-Désiré (03), nommé “le Châtelet” par le cadastre;

deux grands ensembles de plusieurs hectares, de type éperons barrés:

*les Châtelets (connu comme “camp romain”, sur la commune de Sidiailles (18);

*l’énorme ensemble de Chateloy, près d’Hérisson (03), d’origine gauloise et réoccupé à l’époque médiévale.

Les points communs sont flagrants:

* tous les lieux sont fortifiés en terre avec souvent des fossés. On ne trouve aucune trace de motte, de tour, ou de murailles maçonnées.

* La similitude toponymique -Châtelet/Chatelus/Chateloy est  homogène.

* Il n’existe aucune charte concernant ces lieux. Ceux qui les habitaient échappaient au pouvoir féodal et à la dépendance vis-à-vis des abbayes et sont du fait transparents aux yeux des historiens.

* La grande majorité - seule l’enceinte de la vallée de la Marmande s’écarte du modèle - a été construite dans des endroits très isolés.

chatelus1 

Nous avions donc proposé un schéma de lecture très éloigné de l’interprétation antique habituelle. Ces forteresses de terre, dont le Tureau de Chatelus est la mieux conservée, pourraient avoir accueilli des populations forestières échappant au pouvoir féodal et demeurées libres même après le gain d’influence des grandes maisons chevaleresques comme Bourbon, Charenton ou Culan à partir du milieu XIe siècle. Cette occupation pourrait s’être prolongée jusqu’à une date assez proche (XIIIe siècle, époque où s’achève le maillage féodal du territoire et où disparaissent les derniers alleux), ce qui expliquerait la fraîcheur du toponyme, assez peu déformé.

Il resterait à savoir s’il existe un lien entre ces fortifications primitives et les forteresses atypiques des Grands-fossés (une sorte de motte évidée), isolée sur la commune de Saulzais-le-Potier et du bois de la Suchère, sur la commune voisine de La Celette (18), où une petite enceinte joue le rôle de résidence seigneuriale dans le prolongement d’une basse-cour. Aucun nom particulier de parcelle n’est attaché à ces deux lieux.

En conclusion, il semble bien qu’une forme de fortification médiévale assez méconnue soit à ajouter au catalogue déjà bien fourni des forteresses de terre et de bois, comprenant en particulier les mottes castrales et les vestiges de maisons-fortes. La précarité matérielle des populations qu’elles pourraient avoir accueilli,explication plausible à l’absence de vestiges archéologiques significatifs dans les sondages effectués à Meaulnes et à Saulzais-le-Potier, serait un argument supplémentaire au crédit de leur origine médiévale.

chatelus2 

 

 

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 09:53


Deux vestiges médiévaux majeurs sont à découvrir dans le village de Saint-Désiré, dans le nord-ouest de l’Allier: une très belle église romane, sur laquelle nous nous étendrons plus complètement dans un article à venir, et l’une des plus grosses mottes castrales qu’il nous ait été donné d’observer dans les cantons du centre de la France. Accusant un dénivelé presque vertical au nord, le terrassement défensif décline lentement vers le sud jusqu’aux murs de l’église paroissiale, bâtie très certainement à l’emplacement de la chapelle castrale primitive. 

 

Les vues aériennes verticales montrent que la motte était accolée à un vaste espace circulaire délimitant l’ancienne ville, séparée de la campagne par un dispositif défensif quelconque, fossé, palissade ou haie, seule l’archéologie pouvant nous renseigner sur la question.

Ce qui est étonnant, dans le cas de Saint-Désiré, c’est que la bourgade actuelle est moins étendue que l’ancienne ville. En général, on retrouve la forme de l’ancienne cité par la forme circulaire des rues des centre-villes, l’urbanisation ayant progressé bien au delà des anciens remparts. Dans le cas de Saint-Désiré, on distingue des parties libres de toute construction dans le périmètre urbain. Deux explications peuvent être avancées: soit l’enceinte primitive incluait des surfaces agricoles (champs, vignes, lieux de parcage d’animaux), soit Saint-Désiré a connu un déclin depuis l’époque médiévale.

L’hypothèse d’une stagnation de la ville peut s’appuyer sur plusieurs indices. Tout le patrimoine bâti est récent, et on ne trouve à Saint-Désiré aucune maison de tradition médiévale, comme si la place n’avait pas connu d’essort économique. La motte ne semble pas avoir porté les fondations d’un château de pierre et les féodaux qui portent le surnom de Saint-Désiré à partir du milieu du XIIe siècle ne sont parés d’aucun titre chevaleresque dépassant le grade de domicellus, alors que les premières générations de chevaliers connus sur place, à l’époque de la construction du château sur motte, avaient joué un rôle actif dans le redémarrage du prieuré dionysien voisin de la Chapelaude, s’y faisant prieur ou moines en plus des donations pieuses accordées à la communauté monastique.

 

Comment expliquer que Saint-Désiré, qui possédait les atouts nécessaires pour évoluer comme plusieurs de ses voisines, n’ai pas dépassé les limites de son terroir primitif? Si on se base sur le contexte macro-économique du premier âge féodal, on observe que cette seigneurie s’est trouvée entourée d’entités économiques et politiques prospères comme Culan, Vesdun, la Roche-Guillebaud, Huriel et Montluçon. Dans une région aux sols assez ingrats et aux ressources humaines limitées, il est possible que Saint-Désiré n’ait pas trouvé la substance nécessaire à son expansion, et soit restée plus un lieu porteur de pouvoir spirituel -la ville était le siège d’un archidiaconné- que temporel.

Il demeure que l’étude d’un tel lieu montre qu’il serait imprudent de généraliser certaines situations d’apparence exemplaires, et que l’évolution d’une vaste région comme le Berry et son futur voisin bourbonnais connaissait, déjà à la période médiévale, des contrastes importants.

 

L'église vue du sommet de la motte 

 
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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 08:29

On a parfois du mal à concevoir certaines évolutions économiques qui ont plongé des cités naguère prospères dans un quasi anonymat, étouffées par la vigueur d’une de leurs voisines. C’est le sort que connut la ville fortifiée de Bruère-Allichamps, bien située au contact entre la plaine de Bourges et la grande seigneurie de Charenton, qui demeura malgré ses atouts économiques une simple ville forteresse sur la route du sud au nord, alors que Saint-Amand, toute proche, dynamisée par la construction du château de Montrond et par son interface entre la Bourgogne et le Berry déolois, se développait plus rapidement et devenait le centre de gravité économique et politique des environs.

Le Bruère médiéval ne manquait pas d’atouts, en premier lieu sa position-clé sur le nouvel axe routier longeant la rive gauche du Cher, prolongeant l’ancienne voie antique Bourges-Néris en direction de Saint-Amand après l’abandon du gué d’Allichamps. Choisi par les peuples de l’Antiquité pour la logique de son tracé évitant les accidents de relief sur la rive droite de la vallée du Cher, l’ancien chemin franchissait la rivière tout près du prieuré d’Allichamps et se dirigeait vers Montluçon, passant par des futures villes et villages tels que Ainay-le-Vieil, La Perche, Epineuil et Vallon.

Deux facteurs firent basculer cette situation au XIIe siècle: la fondation de l’abbaye de Noirlac et le développement de Saint-Amand autour de son premier château de bois. Ces nouveaux centres d’activité économique condamnèrent l’ancienne route et les voyageurs empruntèrent désormais un chemin passant au pied du rempart de Bruère, devant l’abbaye de Noirlac (dont l’isolement dans la nature fut somme toute relativement bref) et par la “Porte de Bourges” en entrant dans Saint-Amand. Bruère devint alors un lieu capable de profiter des bienfaits de la circulation des hommes et des marchandises pour faire propérer son économie, mais dut aussi en assumer les conséquences sanitaires: un hôtel-Dieu et une léproserie sont fondés dans son environnement immédiat, comme dans tous les grands lieux de passage de l’époque.

Spirituellement, les alentours de Bruère étaient très riches. En plus de l’abbaye de Noirlac, on se souviendra de la présence du prieuré d’Allichamps, dépendant de l’abbaye de Plaimpied, de l’église de La Celle, auquel était attachées les reliques d’un saint thaumaturge, saint Sylvain et d’une commanderie templière qui devait être d’une certaine importance si l’on en juge de l’ancien nom de Bruère, qualifié de “Bruère-du-Temple” dans les chartes du XIIIe siècle. Un autre prieuré, sur lequel on manque d’informations, est évoqué à La Celle par le testament de Renaud de Montfaucon ainsi qu’une autre commanderie du Temple à Farges, sur l’autre rive du Cher.

Il reste à savoir qui prit l’initiative de fonder Bruère ou, à défaut, d’avoir fortifié le hameau antérieur. L’Histoire est muette sur ce sujet mais l’écho de cet événement est assez lisible pour proposer, logiquement, une origine charentonaise. Le testament de Mathilde de Charenton cite des droits féodaux sur le four banal et les foires de Bruère, faisant partie de son legs testamentaire au profit de Noirlac et de l’église de Bruère. On peut supposer qu’un de ses ancêtres, certainement le fondateur de Noirlac, s’est assuré la maîtrise de ce verrou d’accès à ses domaines méridionaux en le plaçant sous la sauvegarde d’un de ses officiers. En 1266, on remarque que le seigneur de Sully, qui a profité du démembrement de la seigneurie de Charenton après la mort de Renaud de Montfaucon pour augmenter son patrimoine dans le sud du Berry a placé à la tête de la ville un bailli.

 

Je ne me permettrai pas de me substituer aux habitants de Bruère, qui assurent une belle promotion de leur village, souvent injustement méconnu mais seulement me contenterai-je d’appuyer leurs initiatives en faveur de la connaissance de leur patrimoine en invitant les lecteurs de ce blog à prendre le temps de découvrir les murailles, tours et autres maisons et portes médiévales de cette antique cité fortifiée.

 

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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 10:26



Jean Chaumeau, historien du Berry, fit, au XVIe siècle, de la forteresse du Châtelet-en-Berry, la description suivante:

“un chasteau cloz et fermé de murailles fort hautes et enrichy de tournelles dans lequel il y a une grosse tour quarrée assise sur une haute motte, estant toute faicte de groz cartiers de pierre de taille de la hauteur de soixante et douze piedz (env. 25m.), de largeur quarante sept (soit 15 m.) et de l’espesseur de quinze piedz (5 m.) couverte de tuyle”.

On cherchera aujourd’hui en vain dans le paysage bocager trace de ce grand donjon sur motte qui dominait, il y a quelques siècles, les domaines orientaux de la seigneurie de Déols. Comme tant d’autres, le château du Châtelet a été exploité comme carrière de matériaux de construction et n’est plus que l’ombre de lui-même  mais mérite, à défaut d’un détour sur un circuit touristique, toute l’attention de l’historien.


Arrêtons nous un instant sur le toponyme “Châtelet”, qui présente la particularité d’être ici attaché à une forteresse et une ville, alors qu’on le trouve en général associé à des sites fortifiés très rustiques, de taille variable, qui semblent plus correspondre à des habitats ruraux palissadés qu’à des châteaux primitifs. On émettra l’hypothèse que le lieu était occupé par un ouvrage défensif de terre et de bois avant que les Déols ne le fasse évoluer au XIe siècle en aménageant sur le sommet d’une petite colline dominant le Portefeuille une motte castrale servant d’assise à une tour carrée, probablement de bois, remplacée au XIIe siècle par le gros donjon décrit par Chaumeau et visible sur plusieurs documents iconographiques. On supposera que le reste du périmètre accueillait la basse-cour du château.

Cette forteresse s’étend, sur une période qui ne peut être déterminée que par l’archéologie sur l’ensemble de la butte, dont la hauteur très moyenne est soulignée par le creusement de très profonds fossés qui donnent à l’espace défensif un dénivelé respectable. Un rempart garni d’une dizaine de tours délimite une aire assez étendue dans laquelle s’élèvent les espaces résidentiels. Une chapelle est visible à l’emplacement de l’actuelle église moderne, à l’extérieur du complexe fortifié, occupant certainement la fonction de chapelle castrale hors les murs. Sans avoir eu le temps de prendre sur place de mesures précises, il apparaît que l’ancien château du Châtelet était plus étendu, dont potentiellement plus puissant, que ses voisins de Culan ou de Montrond, par exemple.

Qu’est-ce qui justifie la présence d’une telle fortification dans une région qui ne semble pas présenter d’enjeu stratégique ou économique majeur? On serait tenté de répondre: la géopolitique. Le Châtelet-en-Berry est en effet une possession propre des seigneurs de Déols, qui la font garder par leurs officiers, mais qui ne l’accorde jamais en fief à un de leurs vassaux locaux ni en apanage à un des leurs cadets, comme c’était le cas à Châteaumeillant. Cette forteresse se trouve située juste au centre d’un grand territoire carré délimité naturellement à l’Ouest par la vallée de la Sinaise, et au Nord et à l’Est par la vallée de l’Arnon. Aucun autre seigneur important ne possède de biens sur ce territoire, et tous les féodaux qui l’occupent rendent hommage aux Déols. Le Châtelet se trouve donc au centre d’un territoire qui sert de glacis défensif aux terres déoloises. Une première ligne de défense apparaît sur la Sinaise, avec des forteresses comme Châteaumeillant et Rezay. Une seconde ligne fortifiée par des mottes et des maisons-fortes suit le cours de l’Arnon. Le Châtelet est le symbole matériel de l’autorité des seigneurs de Déols sur cette partie du Berry du Sud. Ces seigneurs et leurs vassaux participent à la fondation et protègent le prieuré d’Orsan et le chapitre augustin de Puyferrant.

 

L’intérêt touristique du Châtelet.

Disons le franchement, le château du Châtelet-en-Berry ne mérite pas à lui seul le détour, mais il peut-être une étape intéressante sur un circuit de découverte des alentours incluant le prieuré d’Orsan, l’abbaye de Puyferrant, les églises de Châteaumeillant et Saint-Jeanvrin et, dans un registre plus artistique, le village de potiers des Archers où œuvrent mes amis Delmotte, céramistes et créateurs d’épis de faîtage.

Comme d’autres ruines, le Châtelet disparaît derrière la végétation du printemps à la chute des feuilles et il est difficile d’en apprécier les proportions. Le fait que le site soit vivant et accueille des jeunes pour des stages à caractère culturel et archéologique ne facilite pas l’accès à l’intérieur des remparts.


 

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 09:43


Les ruines du château de Bois-Sir-Amé, sur la commune de Vorly, dans le Cher, sont exceptionnelles à plus d’un titre et on ne peut s’empêcher de regretter qu’un tel monument ait été gagné par la ruine. Bois-Sir-Amé est en effet l’un des derniers châteaux-forts construit en Berry, bien après la grande vaque d’édification de forteresses féodales du XIIe et XIIIe siècle. 
Un acte royal situe précisément le début de l’entreprise (ce qui ne signifie pas que le chantier débute cette année là) en 1396, quand la chancellerie royale autorise Jacques Trousseau, maître d’hôtel du duc de Berry, à fortifier une place acquise auprès du chevalier Louis de Vigny. En résulte l’édification d’une puissante place forte, entourée de fossés très profonds, entourant un grand corps de logis dont les murs et pignons sont encore visibles à des kilomètres dans la plaine champenoise. La “petite” histoire en fait un des lieux de villégiature favoris de la belle Agnes Sorel.


 
Le caractère romantique de l’endroit tient presque autant à la taille des ses tours et murailles émergeant de la végétation qu’au nom très particulier du site, qu’une ancienne légende situait, au prix de quelques contorsions narratives, dans la bouche d’une belle femme du temps jadis portant une coupe de nectar aux lèvres de son bien-aimé chevalier par ces mots: “Bois, sire aimé!”.
L’historien a sur ce sujet une toute autre lecture, qui s’appuie sur l’existence à quelques centaines de mètres du château-fort, en lisière de taillis, d’un complexe défensif du XIIe siècle, formé d’une motte castrale, d’une basse-cour et d’une enceinte, dont la masse considérable des remblais a découragé les agriculteurs de mettre le site en culture, si bien que l’on voit parfaitement sur les photographies aériennes la saille semi-circulaire que la fortification dessine en limite de forêt et de champs de céréales. La motte présente la particularité d’être évidée à son sommet, ce qui laisse imaginer l’existence d’une cave formant le sous-sol de l’ancien donjon. Le nombre de pierres et de morceaux de tuiles visibles au sol permettent de supposer que la tour seigneuriale a pu être construite, au moins partiellement, en dur. Un croisement avec les sources documentaires locales permet de nommer cet endroit, connu pour la première fois en 1150 sous la forme de “nemus Amelii de Charentone” -le bois d’Ameil de Charenton, devenu en 1380 “Bois Sir Amel”, forme originelle du “Bois-Sire-Amé” actuel. Ce seigneur des origines est bien identifié dans la société féodale locale grâce à 17 mentions documentaires. Descendant d’une branche cadette probable de la famille de Charenton, il compose avec les grands féodaux de son temps - comte de Nevers, seigneurs de Graçay, Chârost, Vèvre ou Charenton et possède des domaines jusque vers Menetou-Couture. On note que le château actuel ne réoccupe pas l’emplacement de la motte primitive mais s’en éloigne peu, peut-être parce que celle ci demeurait plusieurs siècles après son édification le symbole de l’autorité féodale à laquelle la noblesse de la fin du Moyen-âge restait très attachée.


 

 
Doit-on conseiller à l’amateur de vieilles pierres de prévoir une promenade à Bois-Sir-Amé? Deux obstacles me font hésiter à recommander ce lieu. Tout d’abord, le site est privé et comme autour de tant d’anciennes ruines, la sécurité du visiteur peut être menacée, ce qui justifie les interdictions de pénétrer posées par le propriétaire. L’autre difficulté vient de la topographie particulière de l’endroit, complètement entouré de végétation, au point que de la pousse à la chute des feuilles des arbres qui ceinturent la forteresse, Bois-Sir-Amé est presque invisible de la petite route qui le longe. Nous réserverons donc ce château hors du commun pour nos flâneries hivernales
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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 18:22

Drevant arêne

Il est un ouvrage dont l’histoire n’a pas conservé grand trace, mais qui se signale comme une des forteresses les plus originales du Berry. Difficile d’imaginer, en effet, lorsqu’on visite l’ancien site cultuel gallo-romain de Drevant, voir se dresser un donjon médiéval au beau milieu de l’ancien théâtre antique. C’est pourtant ce lieu que choisirent les premiers seigneurs de la famille de Charenton pour fonder une curieuse forteresse aménagée dans les ruines encore imposantes de l’édifice primitif, réemployant les murs de l’amphithéâtre pour servir de chemise à un donjon de section carrée dont les fondations disparurent au XIXe siècle lors des travaux de déblaiement du site.
On comprendra aisément l’attrait que Drevant a exercé auprès des premiers chevaliers. Dans une région où les ressources naturelles étaient essentiellement forestières se dressaient les ruines d’un conciliabulum antique en majeure partie bâti en gros appareil de grès, facile à réemployer. Alors que la terre et le bois étaient les matières premières les plus facilement accessibles pour les bâtisseurs des premiers châteaux, l’opportunité de récupérer d’importants volumes de pierres de taille destinait le site à une fonction militaire dont la finalité n’est pas évidente, Drevant étant, comme tout site de ce type, légèrement à l’écart des voies antiques encore en fonction après l’an 1000. C’est ainsi que s’éleva dans le périmètre de l’ arène un donjon carré dont les dimensions au sol sont assez imprécises, une chapelle castrale encore visible sur une gravure de Claude Chastillon et que fut foré un puits dont la cheminée est encore apparente aujourd’hui, et qui disposait toujours d’une margelle au temps des  premières fouilles. Devant la taille du monument, et en comparaison avec la faible superficie de l’aire de la motte castrale de Charenton, il est permis de se demander si Drevant n’a pas servi de résidence principale aux premiers seigneurs de Charenton qui, comme j’ai tenté de le démontrer dans un article plus ancien, semblent avoir attiré sur place les moines marchois du Moûtier-d’Ahun pour fonder un prieuré dont l’extérieur des murs auraient pu accueillir leurs dépouilles mortelles, avant que Noirlac ne prenne le relais.
Nous relevons des traces objectives de cette étroite relation de Drevant avec la seigneurie de Charenton. Vers 1230, Robert de Drevant, prévôt d’Epineuil, confirme une donation de Renaud de Montfaucon, seigneur de Charenton. Début XVe, Guichard de Culan est reconnu comme seigneur de Drevant et de Changy et de la châtellenie de Saint-Amand, ancien fief des Charenton.
Il est possible que Drevant, avec ses hauts murs vieux de presque mille ans, ait été, avant que Saint-Amand ne s’impose économiquement, le centre de gravité de l’ancienne seigneurie de Charenton.

 
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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 22:56



Située au nord du massif forestier de Tronçais, à la lisière septentrionale des anciens domaines des seigneurs de Bourbon, la ville d'Ainay-le-Château occupe une place discrète dans le paysage monumental des anciennes provinces du Centre. Certes, Ainay, sur le plan touristique, n'a pas les appâts indispensables pour attirer les foules mais a largement de quoi mobiliser l'intérêt de l'historien.

Fondée au XIe siècle autour d'une grande motte castrale encore perceptible dans le tracé urbain, la ville a évolué au XIIIe siècle en un solide ensemble fortifié flanqué de nombreuses tours semi-circulaires et d'un grand château dont elle porte encore le nom, malheureusement complètement disparu, sauf dans la toponymie et le nom d'une rue qui le situe assez précisément. 

Son église, souvent remaniée, a la particularité d'être très marquée par des grattages profonds et nombreux, en particulier dans le calcaire d'une de ses portes, ce qui laisse supposer qu'à une époque donnée ce lieu de culte a été une étape sur un pèlerinage important ou a contenu des reliques.

 

L'histoire d'Ainay-le-Château est difficile à saisir pour la période médiévale à cause du manque de sources écrites. Le fait que cette ville ait été une possession des seigneurs de Bourbon, qui s'y faisaient représenter par des officiers seigneuriaux administrant les biens de leurs maîtres, n'a pas favorisé la rédaction de chartes. Aucune grande personnalité locale n'avait le pouvoir de fonder d'abbaye proche de la cité, et c'est souvent dans cette relation intime entre la féodalité et le clergé régulier que se sont écrits la plupart des textes qui fondent nos connaissances sur la période.

Je crois utile d'inviter, même si, faut-il le répéter?, Ainay n'a pas les arguments monumentaux d'une bastide périgourdine, le lecteur à explorer cette petite ville étonnante. Une imposante porte de ville, qui n'a d'équivalent local qu'à Dun-sur-Auron, un rempart dont les murs qui dominent le lit de la Sologne gardent un bel alignement de tours, des maisons de ville XVe méritent amplement un détour par la petite cité bourbonnaise, à découvrir et à explorer...

 

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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 09:17


Plus d’un voyageur circulant en train sur la ligne Paris-Montluçon a eu le regard attiré par un charmant édifice médiéval isolé dans une parcelle de grande culture à quelques pas de la voie ferrée, entre les gares de Châteauneuf-sur-Cher et Saint-Amand-Montrond. L’aide d’une carte topographique se révèle indispensable pour atteindre la petite forteresse d’Aiguemorte, tant le site est peu visible des routes et difficile à trouver la première fois. Au plan architectural, Aiguemorte se situe dans un registre intermédiaire entre les grosses forteresses régionales, comme celles de Châteauneuf, Montrond, Culan ou Ainay-le-Vieil et les ouvrages défensifs de terre et de bois, dont les maisons-fortes sont l’illustration la plus significative - on pense à celle du Treuil, à Faverdines ou encore à celle du Bœuf, près du bourg de Saint-Vitte, que j’avais présenté au public lors des Journées du patrimoine en 2004. Quelques autres micro-forteresses locales sont très comparables à Aiguemorte: Meslon et le Thizon, en vallée du Cher ou encore la Forêt-Mauvoisin, près de Courçais, dans l’Allier. La plus ancienne mention du château d’Aiguemorte que j’ai pu identifier à ce jour date de 1332. Dans un acte désormais disparu du chartrier du château de Châteauneuf-sur-Cher, Jean, seigneur de Culan et Châteauneuf, a accordé à Étienne de Morlac, seigneur d’Aiguemorte, d’avoir des hommes pour faire le guet au château d’Aiguemorte sis en la justice de Châteauneuf. La dispersion des archives de cette seigneurie ne permet pas de connaître les détails de cet accord, aujourd’hui détenu par un collectionneur privé dont l’identité est inconnue. Cette date parait peu compatible avec l’architecture de l’ensemble, au moins un siècle plus tardive. On formulera donc l’hypothèse d’une maison-forte primitive, ceinte de fossés humides et de plan carré - comme tant d’autres - ayant été démantelée au profit d’une petite forteresse de pierre au cours de la guerre de Cent ans à une époque où les troubles rendaient nécessaire le maintien d’une fonction militaire défensive dans un certain nombre de sites potentiellement exposés à des attaques. En effet, dans ce petit château, tout est prévu pour prévenir une agression armée: tour d’angle garnie de meurtrières prévues pour des armes à feu, fossés, pont-levis, absence d’ouvertures sur l’extérieur, à l’exception de deux étroites fenêtres éclairant la chapelle, chemin de ronde...



Aiguemorte était capable de résister à un coup de main. Outre la chapelle, on peut signaler comme curiosités la présence d’un puits, d’un petit logis seigneurial avec porte blasonnée et d’un très probable pigeonnier au sommet de la tour d’angle, elle même assise sur un cul de basse-fosse rempli de gravats, ce qui ne permet pas d’en évaluer la profondeur.


Peut-on attribuer à Aiguemorte une fonction précise, à l’ombre de son imposant voisin castelneuvien? Sans doute rien de plus qu’un de ces nombreux lieux de vie d’une micro-féodalité locale ayant à une époque cherché la sécurité dans des zones humides - voire très humides, la forteresse étant construite sur la basse terrasse du Cher, inondable en période de fortes crues, ce qui est assez étonnant - et ayant évolué à la faveur d’une époque agitée rendant nécessaire l’équipement de places-fortes pour la sécurité des populations. Le promeneur que la découverte de ce remarquable ensemble tenterait cherchera avec profit à visiter l’église de Venesmes où peut être admirée une belle plate-tombe contemporaine du premier acte relatif à l’existence d’Aiguemorte représentant un chevalier en armure. Contrairement à un certain nombre de sites évoqués dans ce blog qui menacent ruine, la forteresse a été l’objet de travaux de réfection de la toiture de sa tour et devrait dans les années à venir profiter de nouvelles restaurations.

 
 
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Published by Olivier Trotignon - dans patrimoine militaire
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