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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 22:22

Souages1

 

Voici une information qui devrait satisfaire les amateurs éclairés de petit patrimoine ancien: un de mes correspondants m’a signalé, voici peu, l’évolution de la situation de la pierre à la dîme de l’ancien prieuré de Souages, dont nous avons parlé à plusieurs reprise dans ces pages.
Cette très rare pierre de capacité, mal datée (médiévale ou post-médiévale), était en effet dans une position délicate: sise sur une propriété privée, sans protection particulière, ses bassins à mesurer le grain étaient exposés à tous vents, et menacés par la pluie et le gel.
Plusieurs personnes s’étaient émues de cette situation de péril. Le Berry Républicain avait même, il y a plusieurs mois, consacré un grand article à ce vestige.
L’excellente nouvelle que m’a rapportée mon contact est la mise hors d’eau de la pierre. Quelqu’un s’est en effet chargé d’aménager un petit abri métallique qui isole l’objet de la rigueur des éléments.
Est-ce là l’aménagement le plus adapté qu’on aurait pu souhaiter pour la pierre à la dîme? Peu importe. Il faut, sincèrement, saluer l’initiateur de ce sauvetage et l’assurer de toute la gratitude d’un public attentif à la protection du patrimoine historique et archéologique régional.
Un bel objet à découvrir.

 

Souages2

 

 

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 08:49

monstre-Charente

 

Ça commence à devenir une habitude: la municipalité de Saint-Amand-Montrond a encore tiré un trait rouge sur une de mes activités. Comme je l’avais annoncé ici il y a un mois, et de vive voix à plusieurs personnes intéressées par le sujet, mon projet de conférence “Dieux et religions antiques en Boischaut” pour la nuit européenne des musées a été rejeté, sans explication, par le service culturel de la mairie. Cette délicate attention s’ajoute à plusieurs autres: organisation d’une “conférence” sur une personnalité locale à la même heure et à quelques dizaines de mètres du petit théâtre où j’étais venu, pour les Journées du Patrimoine 2010, soutenir un association culturelle locale, absence de représentant officiel de la municipalité lors de l’inauguration de la série de conférences “Une heure, une œuvre”, début 2011, censure de mes photographies illustrant le scandale des antennes de vidéo surveillance dans le bulletin municipal...
Je le sais, j’ai des défauts. Je ne porte pas de cravate, j’ai des mauvaises fréquentations (artistes, pacifistes, inspecteur Columb Boischaut...), je préfère le Rock à l’opérette, je ne suis membre d’aucune association ou obédience influente,  et, le pire de tout, je ne respecte qu’une seule hiérarchie, celle du ministère qui m’emploie.
Cette énième mésaventure ne m’inspire ni tristesse ni amusement, juste l’envie de relire Ubu roi, d’Alfred Jarry.
J’aurai bien, à l’avenir, le loisir de présenter cette conférence dans un cadre plus ouvert, ce ne sont pas les lieux pour travailler qui manquent dans la région.

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 08:54

antennes-2011-(2)

 

Certains d’entre vous s’en souviennent encore. L’été dernier fleurissait sur le toit de l’ancienne abbatiale des Carmes, classée Monument historique, de Saint-Amand-Montrond, dans le Cher, un invraissemblable bouquet de paraboles blanches, reliant des caméras de vidéo-surveillance urbaine au quartier-général de la police municipale locale. Cette découverte m’avait fait bondir, générant un article de protestation sur ce blog.

 

“Il est minuit, braves gens, dormez en paix...”

 

Outre le mécontentement de voir, et pour longtemps, la perspective sur un bâtiment d’une architecture assez peu fréquente dégradée, il m’avait paru curieux qu’une municipalité s’accorde des dérogations à des règles d’urbanisme imposées à ses contribuables. Le clocher de l’église paroissiale, également, subissait l’installation d’une antenne blanche sur son toit d’ardoise, selon des principes esthétiques assez éloignés du bon sens.

 

antenne-été-2010

été 2010

 

L’affaire était arrivée à un stade politique lorsque, à l’automne, les groupes d’opposition municipale avaient tenté, à leur tour, de raisonner les initiateurs de ce projet, inflexibles aux arguments que les uns et les autres avaient mis en avant.

 

Cachez ce blog que je ne saurais voir ...

 

Je m’étais donc résolu à attendre d’autes temps et d’autres mœurs pour voir ces horreurs disparaître du paysage. Le lecteur comprendra ma surprise, il y a quelques jours, en découvrant qu’une partie -une partie seulement- du dispositif de relais des images avait été déposé et remplacé par des parabolles noires fixées à l’intérieur, et non plus à l’extérieur du clocheton, ce qui prouve que l’assouplissement des postures les plus rigides est un exercice accessible à tous.
J’avoue ignorer totalement la nature de l’écueuil responsable de ce changement de cap, me réjouis de cette victoire partielle - le site n’a pas retrouvé son intégrité et l’antenne du clocher de l’église est toujours en place - et aimerais que ce dossier prouve la nécessité  que chacun d’entre nous reste vigilant sur les atteintes à la conservation du patrimoine, qu’il soit préhistorique, antique, médiéval ou beaucoup plus récent. On continue à reboucher des fossés de mottes castrales, on pose des volets roulants en PVC blanc sur des façades XVe... c’est un engagement de tous les jours ou presque, ingrat, qui attire plus d’inimitiés que de sympathies mais qui donne, comme c’est le cas aujourd’hui, quelques satisfactions.

 

antenne-2011-(1)mai 2011

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 14:43

chien-et-os

 

Je ne m’attendais pas, en entreprenant la rédaction de ce blog, à avoir à écrire un jour le billet qui suit. Je m’excuse à l’avance du peu d’intérêt de son contenu pour mes lectrices et lecteurs régulier(e)s ou occasionnel(le)s réparti(e)s un peu partout en France et dans le monde, qui ne trouveront ici aucune information sur l’histoire du Berry.
Mon blog Berry médiéval a été dernièrement au centre, ou l’un des centres, d’une tension entre l’équipe de la majorité municipale de la ville de Saint-Amand-Montrond, dans le centre de la France, et ses deux oppositions, de gauche et centriste.
L’objet de cette querelle est de couleur blanche, se trouve planté en plusieurs unités sur deux monuments médiévaux du centre-ville de Saint-Amand et sert de relais aux flux d’images pris par le réseau de vidéo-surveillance urbaine vers un poste central quelconque qui, lui, a au moins le mérite d’être invisible.
Je me suis exprimé, au cours de l’été, dans ces pages, sur cette situation. Mes arguments ont été lus et jugés recevables par plusieurs visiteurs de ce blog.

 

“Il est minuit, braves gens, dormez en paix...”

 

Il y a quelques semaines, un membre de l’opposition saint-amandoise m’a demandé, par écrit, l’autorisation de reproduire mes photographies et une partie de mon argumentaire dans un journal d’information local destiné aux habitants de la ville et édité par la municipalité (saint-amand-montrond INFOS n°16 - Octobre 2010).
Or, il apparaît que les photographies et les références à mes travaux ont été supprimées, sans autre forme de procès, par l’éditeur, à savoir la Ville de Saint-Amand. Ceci m’amène donc à mettre au point un certains nombre d’éléments, afin qu’aucune ambiguïté ne plane sur cette affaire dont je suis, somme toute, l’artisan indirect.
Le groupe d’opposition ne m’a ni volé ni emprunté d’informations. Il s’agit d’une citation de sources formulée selon les règles et respectant le droit d’auteur. J’étais libre de refuser. J’ai accepté de partager mon travail car je le produis pour la défense et la promotion du patrimoine régional, comme je l’ai fait pour d’autres communes et avec d’autres acteurs de la vie publique. Personne ne s’est jamais permis de me demander si j’étais de droite, de gauche, du centre, plantagenêt, capétien, armagnac ou bourguignon avant de faire appel à mes services.
Je sais que mes recherches ne sont pas du goût de certains saint-amandois qui se complaisent dans la récitation d’une histoire figée depuis le Second Empire et qui se sentent agressés par les nouvelles pistes de réflexion que j’explore pour ma thèse, comme si l’histoire du XIe ou du XIIIe siècle pouvait représenter un enjeu autre que culturel. Ces gens ne communiquent pas avec moi, ne viennent pas à mes conférences, maintiennent des informations complètement périmées sur leurs sites internet. Je ne les plains pas, ne les critique pas, n’attend d’eux ni reconnaissance, ni ruban, ni médaille mais qu’ils sachent au moins une chose: s’ils voient dans mes couleurs celles de leurs adversaires et non celles des sous-bois, des sables de la rivière, de la terre des champs et des nuages de cette région, c’est que leur vue est bien basse ou leur champ de vision bien étroit.
Merci en tous cas à mes lecteurs, auditeurs, interlocuteurs, correspondants pour leur confiance et leur fidélité, et à bientôt pour d’autres regards sur passé.

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 18:50

antenne-carmes-1

Cela remonte à quelques décennies. Un de nos instituteurs, éduqué à la vieille école, frappait notre imagination de gamins de primaire en nous racontant le Moyen-âge en s’appuyant sur des images fortes, comme celle de ces guets nocturnes, armés de hallebardes et de flambeaux, clamant leur rassurante vigie dans les rues désertées de nos villes de naguère:
“Il est minuit, braves gens, dormez en paix...”
Les temps ont bien changé. Pour traquer le voleur et l’assassin, notre société moderne s’est équipée de caméras de vidéo surveillance. Leur œil noirâtre scrute sans relâche nos moindres déplacements.
Saint-Amand-Montrond, centre de la France et cité -auto proclamée- de l’Or est, sans conteste, une ville du XXIe siècle qui entend bien vivre avec son temps. Après un meurtre particulièrement ignoble et quelques attaques de bijouteries, elle a décidé de se doter d’un réseau imperméable de caméras censées rendre à la cité sa quiétude légendaire.
L’auteur de ces lignes préfère taire les sentiments que lui inspirent ces cyclopes globuleux juchés aux quatre coins de l’agglomération dans laquelle il n’habite pas, mais qu’il fréquente quotidiennement et est prêt à admettre qu’aux abords des collèges et lycées, lieux de vie d’une population jeune et fragile, le concept sécuritaire peut avoir un sens. Mais comment ne pas fustiger l’ inadmissible éclosion de paraboles sur les monuments historiques du cœur historique de la ville de Saint-Amand?
Cette ville possède deux édifices religieux médiévaux classés Monuments Historiques.
Son église paroissiale, datée du XIIe siècle, vient de voir son clocher crevé par une des antennes de transmission des images de vidéo surveillance. Remarquons que les toitures ont été rénovées il y a un an par une entreprise de couverture agréée par les M.H. pour éviter les fautes de goût.

antenne-eglise
Mais c’est sans aucun doute l’ancien couvent des Carmes, daté du XVe, qui a le plus souffert, même si tout est réversible, de l’offensive électronique contre l’insécurité urbaine. L’élégant clocheton de pierre qui domine l’édifice est défiguré par des paraboles de retransmission qui lui donnent depuis quelques semaines un aspect de mirador nord-coréen.

antennes-carmes2
Le rédacteur de ce blog s’étonne de l’apparente anarchie dont témoigne la prolifération de ces antennes. Comment les Monuments Historiques, pourtant d’une rigueur intraitable pour les simples particuliers dans la gestion du Plan d’Occupation des Sols, ont pu accepter de laisser balafrer un patrimoine historique tel que l’église romane et le couvent des Carmes? Quelle impression ces équipements anachroniques vont-ils laisser aux visiteurs profitant de la saison touristique ou de leur étape sur le chemin de Compostelle pour visiter le vieux quartier de Saint-Amand-Montrond?
J’ignore si ces lignes aideront à faire prendre conscience aux décideurs locaux qu’une solution alternative doit être trouvée sans délai, mais il est clair que le patrimoine historique de la ville mérite beaucoup mieux que ces ornements disgracieux.

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 07:57

anniversaire-blog

Un récent article de la rue l’Histoire rappelait le désintérêt des hommes des temps médiévaux pour les dates anniversaires de naissance, qui leurs préféraient le souvenir du jour du trépas des individus.
Assumons donc notre modernité en évoquant les deux ans d’âge de ce blog et en dressant un rapide bilan de son fonctionnement.
Berry médiéval compte aujourd’hui des lecteurs, dont certains réguliers, sous toutes les latitudes et sur tous les continents. Outre l’ensemble de l’Europe jusqu’à la Russie (on me pardonnera mon incorrigible géocentrisme), le compteur de visites consultable au jour le jour sur le petit planisphère à droite de cette page montre que son contenu est affiché sur des écrans dans les départements et territoires d’Outre-mer, en Amérique du Nord avec une pensée particulière pour nos amis du Québec, en Amérique latine avec une fréquentation plus qu’anecdotique au sud de l’Equateur. Les pays du Golfe de Guinée et du Maghreb comptent des lecteurs fidèles, de même que ce monde asiatique qui fascinait tant les occidentaux d’avant la Renaissance, Chine, Japon, Vietnam, enregistre aussi quelques connexions régulières. 15 personnes se sont inscrites à la “newletter” et sont informées directement de la publication de chaque nouvelle contribution.
Au 23 juin 2010, ce blog a été ouvert plus de 23000 fois pour 63000 lectures d’articles.
285 commentaires, dont certains tout à fait passionnants et l’écrasante majorité très sympathiques, complètent le contenu des billets. Les lecteurs parviennent jusqu’ici en grande partie par le biais des moteurs de recherches mais aussi par des liens que certains d’entre vous m’ont fait l’amitié de bien vouloir inscrire sur leurs propres espaces internautes. Les recherches sont en général très ciblées -le château de Bois-Sir-Amé est le lieu qui mobilise le plus les érudits-, parfois déconcertantes -à quel ordre appartient l’abbaye cistercienne de Noirlac?, version “Berry médiéval” de la fameuse question sur la couleur du cheval blanc d’Henri IV- et quelquefois féroces -tel ce  ”Olivier Trotignon travestit l’histoire” qui m’a beaucoup amusé.
Merci donc à vous tous, amis, collègues, lectrices et lecteurs de tous les horizons pour votre soutien si fidèle. Un merci tout particulier à mon presque voisin du Haut-Berry, Sirius, dont le blog dédié au village de Veaugues est accessible en première place dans la rubrique “liens” à droite de cette page, pour la densité et la qualité de sa participation aux commentaires.
Je noublie pas l’aide précieuse des journalistes régionaux de la presse quotidienne, hebdomadaire et radiophonique à la promotion de ce site.
Berry médiéval poursuit sa route en compagnie de son blog associé “le livre de Meslon”, dont le lectorat est légèrement différent et est toujours accompagné par la cohorte d’ânes de mon troisième blog “Ânes Grand Noir du Berry”. Quelles que soient les thématiques abordées, votre visite est toujours fortement appréciée!

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 19:05

Louis-I

 

Je ne peux résister au plaisir d’inviter les lecteurs de l’édition du Cher de l’hebdomadaire l’Echo du Berry à lire en dernière page de l’édition du 17 au 23 juin le savoureux portrait dressé par Bernard Chansou de Louis Imbault, dit Petit Louis, figure pittoresque et terriblement attachante de la culture historique et archéologique locale.
Louis Imbault est un personnage inénarrable. Né dans un milieu d’agriculteurs, Il devint l’élève de mon maître Émile Hugoniot, professeur de latin au collège de Saint-amand-Montrond. C’est au contact des lettres latines que Louis se forgea une culture personnelle aussi surprenante qu’inattendue chez une personne d’apparence si simple. C’est en 1974 que je fis sa connaissance sur le chantier de fouilles néolithiques du Camp de César, à La Groutte. S’exprimant avec un accent berrichon authentique et un vocabulaire rabelaisien, Louis Imbault fit une énorme impression sur le gamin que j’étais encore à l’époque.
Son bâton de maréchal fut acquis lorsqu’il fut nommé à la dignité de guide officiel des Monuments Historiques (en uniforme avec casquette assortie) pour le site gallo-romain de Drevant.
Je mesurais l’immense gentillesse de cet “ami de trente ans” lorsque, à l’occasion d’un événement douloureux qui venait de frapper ma famille, il fit à presque 80 ans une soixantaine de kilomètres en vélomoteur sous le soleil d’été pour venir se recueillir à l’église de Saint-Amand.
Petit Louis fut un de mes plus fidèles auditeurs lors de mes conférences à Vesdun, village où il passe une retraite paisible, et aucune de ses interventions spontanées et parfois...débordantes, ne fut un obstacle au bon déroulement de mes exposés.
Que les dernières années de cet être étonnant soient douces, et chargées de belles histoires. Bonne lecture à tous ceux qui pourront se procurer cet article.

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 18:33

 

bleron-pignon

Nous avions, au début de l’existence de ce blog, consacré un billet à la Chartreuse de Bléron, en forêt d’Allogny, au nord de Bourges. Ce petit établissement monastique ayant accueilli une communauté de frères chartreux, n’existe plus dans le paysage forestier du Haut-Berry que sous la forme de bâtiments de la fin du Moyen-âge dégradés par des actes de vandalisme et abandonnés à leur sort. 

Visitant le site en 2005, nous avions constaté le mauvais état général de la chapelle dont le toit commençait à présenter des signes inquiétants de délabrement de la surface couverte, la charpente étant encore, à ce moment, hors d’eau.

Bleron-charpente


Le quotidien local le Berry républicain a révélé cette semaine le glissement d’une partie de la toiture de cette chapelle, faute d’entretien. Tout un pan de tuiles a glissé entre deux rangs de chevrons, mettant à nu une charpente qui risque de s’abîmer très vite si aucun travail de réfection n’est entrepris avant que l’humidité ne corrompe les poutres.

Comme sur des centaines d’autres toitures posées sur du chêne, le tanin du bois a rongé les clous fixant les liteaux sur lesquels sont posées les tuiles. Cette maladie des couvertures ne peut être guérie que par la dépose de toute la toiture, la réfection du lattage avec des clous en fer galvanisé et le remplacement des tuiles corrompues par le gel.

Ceci évidement a un prix. Je ne céderai pas au rapprochement facile d’une comparaison du budget consommé par la remise en état de la toiture de la cathédrale de Bourges et les sommes nécessaires pour la mise hors d’eau du toit de la chapelle de Bléron mais j’espère, par ces lignes, plaider humblement la cause d’un petit patrimoine régional qui risque, comme tant d’autres, de ne pas voir l’aube du XXIIe siècle, et alerter, comme l’ont fait les journaliste du Berry républicain, un décideur capables de mettre en œuvre des solutions adaptées à l’urgence à laquelle ce site est confronté.

Les quelques photos qui illustrent cet article ont été prises un jour d’hiver 2005, dans des conditions de lumière difficiles, ce qui explique leur faible qualité.

Bleron-charpente2


 

 

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 12:50

vote
Qu’on ne se méprenne pas: je ne cherche à faire aucune leçon de morale à quiconque. Un historien, quelque soit sa spécialité, n’est pas un directeur de conscience, mais un témoin d’une mémoire qu’on aurait tôt fait d’oublier.

Je n’irai pas voter demain dans l’espoir de déboulonner le socle d’une satrapie autiste, ou pour justifier l’orgueil de politiques pour lesquels je compte moins que le poids de ma voix dans les pourcentages d’un résultat final.

J’irai voter, comme je le fais à chaque fois depuis 1981, pour des anonymes. Pour des gens que je n’ai jamais connu, ou que vous ne connaîtrez jamais. J’irai voter en mémoire de ces garçons, Africains de l’Ouest, Kabyles, et Français métropolitains, tous tassés dans la même tranchée, quelque part sur le front, dont j’ai trouvé la photo dans les archives des troupes coloniales quand je faisais mon service militaire.

J’irai voter pour ces musulmans anonymes, enterrés dans le petit carré militaire du cimetière de Saint-Amand-Montrond, joyeux garçons partis du Golfe de Guinée ou des Aurès, qui n’ont jamais plus eu la chance de revoir la Croix du Sud se lever dans le ciel du matin.

J’irai voter pour ce résistant anonyme, dont on a trouvé la photo sur un prisonnier allemand, qui sourit devant son peloton d’exécution au Mont Valérien. 

J’irai voter pour Guy Môquet, dont on a, il y a peu, voulu ravir la mémoire. Je n’ai pas eu le courage d’aller jusque dans la carrière de Châteaubriand, où il a perdu la vie avec ses camarades, mais mon bulletin de vote sera un peu pour lui.

Ne pas voter, ça serait pour moi équivalent à rajouter un treizième fusil dans le peloton d’exécution qui a effacé la vie de tous ces hommes et de toutes ces femmes qui sont tombés sous les balles. Ça serait oublier mon camarade d’université Saïd, dont la dépouille repose quelque part dans les montagnes autour de Kaboul, tombé pour que les tanks de Brejnev cessent d’écraser son peuple.

Ne pas voter, ça serait ignorer tous ceux qui luttent, quelque soit leur culture ou la couleur de leur peau, pour avoir le même droit que moi à m’exprimer.

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 08:09
St-Sylvain-récent
Il a quelques semaines, je déplorais les dégradations imposées à la petite chapelle gothique de Saint-Sylvain, près du village de La Celle par des chercheurs de trésors et autres vandales. 
C'est le commentaire laissé par un lecteur de Berry médiéval suite au premier article qui m'a encouragé à retourner sur place. 
Le lieu est pour l'instant accessible (l'interdiction d'entrer a été levée) et en pleins travaux. N'ayant rencontré personne à qui demander l'autorisation de pénétrer dans la chapelle, je me suis simplement permis d'en faire le tour. Manifestement, des travaux importants d'aménagement sont en cours. Quelque soit la destination future du bâtiment, on ne peut que se réjouir de le savoir sauvé. 
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  • : Rédigé et illustré par un chercheur en histoire médiévale, ce blog a pour ambition de mieux faire connaître l'histoire et le patrimoine médiéval du Berry, dans le centre de la France.
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Dans l'objectif de partager avec le grand public une partie du contenu de mes recherches, je propose des animations autour du Moyen-âge et de l'Antiquité sous forme de conférences d'environ 1h30. Ces interventions s'adressent à des auditeurs curieux de l'histoire de leur région et sont accessibles sans formation universitaire ou savante préalable.
Fidèle aux principes de la laïcité, j'ai été accueilli par des associations, comités des fêtes et d'entreprise, mairies, pour des conférences publiques ou privées sur des sujets tels que:
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Pour compléter votre information sur le petit patrimoine berrichon, je vous recommande "le livre de Meslon",  Blog dédié à un lieu-dit d'une richesse assez exceptionnelle. Toute la diversité d'un terroir presque anonyme.
A retrouver dans la rubrique "liens": archéologie et histoire d'un lieu-dit

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Présent sur le sol berrichon depuis un millénaire, l'âne méritait qu'un blog soit consacré à son histoire et à son élevage. Retrouvez le à l'adresse suivante:

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Le rédacteur de ce blog s'oppose résolument aux projets d'implantation d'éoliennes industrielles dans le paysage berrichon.
Argumentaire à retrouver sur le lien suivant:
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J'observe depuis quelques mois la fâcheuse tendance qu'ont certains visiteurs à me contacter directement pour me poser des questions très précises, et à disparaître ensuite sans même un mot de remerciement. Désormais, ces demandes ne recevront plus de réponse privée. Ce blog est conçu pour apporter à un maximum de public des informations sur le Berry aux temps médiévaux. je prierai donc les personnes souhaitant disposer de renseignements sur le patrimoine ou l'histoire régionale à passer par la rubrique "commentaires" accessible au bas de chaque article, afin que tous puissent profiter des questions et des réponses.
Les demandes de renseignements sur mes activités annexes (conférences, contacts avec la presse, vente d'ânes Grand Noir du Berry...) seront donc les seules auxquelles je répondrai en privé.
Je profite de cette correction pour signaler qu'à l'exception des reproductions d'anciennes cartes postales, tombées dans le domaine public ou de quelques logos empruntés pour remercier certains médias de leur intérêt pour mes recherches, toutes les photos illustrant pages et articles ont été prises et retravaillées par mes soins et que tout emprunt pour illustrer un site ou un blog devra être au préalable justifié par une demande écrite.