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Olivier Trotignon

L'abbaye cistercienne de Bussière et la société médiévale

conférence publique donnée sur le site de l'ancienne abbaye de Bussière

journées du Patrimoine, 13 septembre 2009



Bussière

L'abbaye Notre-Dame de Bussière, sur la commune de Saint-Désiré, dans l'Allier, est à la fois le premier monastère féminin de l'Ordre de Cîteaux et l'une des dernières et plus petites fondations cisterciennes en Berry. Il ne reste presque rien des bâtiments conventuels primitifs mais le fonds d'archives laissé par cette communauté et conservé aux Archives Départementales du Cher est très fourni et permet de retracer l'histoire de cet établissement jusqu'à sa translation à Bourges en 1625.


Le monastère

On ignore qui est à l'origine du choix du site, mais on reconnaît dans l'environnement immédiat une des priorités de la règle cistercienne: le détachement du monde. Là où elles vivaient, les femmes de Bussière ne pouvaient être distraites par les manifestations de l'activité humaine de leur temps. L'abbaye est bâtie au fond de la vallée de la Queugne, dans une position bien exposée mais d'où on ne pouvait apercevoir ni route ni village, à l'exception du hameau de Penserolles où vivaient quelques familles attachées au service du monastère.

La construction, prévue pour un faible nombre de religieuses, était de petite taille: la chapelle, le cloître et les bâtiments conventuels couvrent une surface à peu près équivalente à celle occupée par le cloître de Noirlac. On peine à reconnaître dans le bâti actuel les traces de l'établissement religieux primitif. Seule la porte de l'abbatiale a été conservée dans son état d'origine.


La fondation

La charte de fondation, connue par plusieurs copies originales conservées dans le fonds de Noirlac, date des années 1188-1189 et révèle une particularité propre à plusieurs abbayes cisterciennes régionales: Bussière existait ailleurs et sous une forme inconnue avant cette date. C'est cette communauté primitive qui vivait dans un lieu nommé Bussière qui donne son nom à l'endroit que nous connaissons aujourd'hui en migrant en 1188 et en adoptant la règle de saint Bernard. Sur ce monastère originel peuvent être avancées deux hypothèses, étayées par des comparaisons avec d'autres situations régionales. Bussière, comme Bellaigue et certainement Noirlac, peut avoir connu une réforme et un changement de règle. A un moment donné, les religieuses choisissent d'abandonner leur ancienne règle de vie et se rapprochent de Cîteaux. L'ampleur du mouvement cistercien en Berry et dans les régions voisines -Marche et Combrailles- crée un environnement favorable à une telle évolution.

On songe aussi à une communauté pré-cistercienne spontanée, comme ce fut certainement le cas à l'abbaye des Pierres. Imitant les préceptes de Cîteaux, des groupes d'hommes et de femmes séduits par l'idéal d'une vie cloîtrée se réunissent hors de tout cadre régulier, sous une forme peut-être semi-hérémitique. Cela n'empêche pas les nobles régionaux de faire des concessions charitables pour assurer la subsistance des religieux. Face à ces embryons monastiques se réclamant de sa filiation, Cîteaux n'a peut-être eu d'autres choix que d'intégrer ces cœnobites et de les doter d'une règle commune. 

La forme primitive n'est plus qu'un souvenir en 1188, date à laquelle des cisterciennes venues du monastère de l'Eclache, en Auvergne, viennent guider les premiers pas des femmes de Bussière dans la discipline de saint Bernard. L'abbaye de l'Eclache, filiale de l'abbaye du Tart, en Bourgogne, devient mère de Bussière, mais avec des prérogatives très limitées. En effet, la situation des couvents de femmes, rares à cette époque -la deuxième abbaye de cisterciennes berrichonnes, Beauvoir, n'est fondée que deux générations plus tard- diffère de celle de leur homologues masculines. Selon la règle de Cîteaux, les fondations de nouvelles communautés et les rapports qui unissaient les maisons de l'Ordre répondaient à une hiérarchie pyramidale. Au sommet de l'édifice, Cîteaux, fondatrices de cinq abbayes-filles, elles-mêmes initiatrices d'une grand nombre de filiales, pouvant à leur tour détacher certains de leurs frères pour s'en aller créer de nouvelles cellules. Chaque abbaye-mère était tenue à un devoir de visite et de correction auprès de ses filiales, et chaque abbaye-fille devait obéissance au supérieur de son abbaye-mère. 

Les relations entre Bussière et l'Eclache furent limitées par une disposition de la règle cistercienne interdisant à la supérieure d'une abbaye de visiter ses filiales, cette charge étant dévolue à un monastère masculin, en l'occurrence la Maison-Dieu-sur-Cher, appelée plus tard Noirlac. Il eut semblé plus logique, au regard de la géographie des maisons cisterciennes en Berry, que les Pierres, plus proches, fussent chargées de cette mission, mais il semble que l'initiative de lier le destin de Bussière à celui de Noirlac ait été prise par le pouvoir politique plus que par la hiérarchie abbatiale. Le dernier héritier en titre de la vieille seigneurie de Charenton, Ebe, nourrissant le projet de partir en Croisade, permit, par une donation, à l'abbaye primitive de Bussière de venir s'implanter sur un de ses domaines éloignés du centre de gravité de son fief principal et céda aux moniales la "Terre des pierres" comme se nommait alors l'actuel vallon de Bussière. Cette translation, qui coïncide avec l'adoption par Bussière de la règle de Cîteaux, fut soumise à plusieurs dispositions, dont la principale revenait à placer les moniales sous la coupe de leurs frères de la Maison-Dieu, matérialisée aussi symboliquement que concrètement par le paiement d'un cens annuel d'une livre d'encens aux moines de Noirlac. L'abbé de ce couvent reçut ainsi la charge de visite et de correction, dont il abusa peut-être, comme nous le verrons plus loin. Les textes de l'époque justifient cette autorité en se fondant sur l'exemple bourguignon de Cîteaux exerçant son pouvoir spirituel sur le Tart et sur celui auvergnat de Bellaigue sur l'Eclache. Si l'on ajoute des précautions économiques interdisant aux moniales de posséder des maisons et granges à moins de deux lieues des granges de Noirlac, on observe tout le détail des liens qui attachèrent le destin de Bussière à celui de son homologue masculin de la vallée du Cher.


Le recrutement

La richesse du fonds médiéval de Bussière permet une évaluation assez précise de l'origine des moniales venues prendre le voile dans son cloître et, sans surprises, c'est la population féodale locale qui assure l'étiage du recrutement selon une proportion -peut-être faussée par la perte probable de chartes anciennes qui peut modifier la valeur de l'échantillon- de deux tiers de jeunes femmes pour un tiers d'adultes âgées, surtout des veuves. On ne trouve pas de trace de femmes issues de la haute société féodale -qui s'en étonnerait?- qui gouvernait la région. Celles ci avaient un avenir matrimonial souvent dicté par les subtilités de la politique de l'époque et il n'est pas sûr, même en cas d'expression d'une vocation déterminée à se cloîtrer, que leur famille ait accepté ce choix. Des recherches précises menées sur les maisons qui commandaient dans le Berry du sud et dans les territoires frontaliers montrent de plus une fécondité assez faible qui se traduit par la disparition de toutes les familles issues du premier âge féodal dans les premières décennies de l'existence de Bussière. Il est possible que la démographie nobiliaire ait été trop faible pour alimenter la population d'un couvent isolé en plein Boischaut. C'est donc essentiellement de la petite noblesse, vassale des principales seigneuries, que sont issues la plupart des femmes qui entrent à Bussière prendre le voile. Cette société, nombreuse et peu fortunée, place aussi, quand l'occasion se présente, ses filles dans d'autres monastères féminins de la région: Saint-Hyppolite à Bourges, Notre-Dame de Charenton, pour les abbayes bénédictines et Orsan, prieuré fontevriste. On ne trouve en revanche aucune moniale issue de la bourgeoisie marchande, comme on en relève quelques cas à Beauvoir, proche, il est vrai, de Bourges.

Sans qu'on puisse en apporter la preuve, il semble quand même que la première abbesse connue, Helyon, soit une fille des seigneurs de Culan et, d'une certaine façon, l'exception qui confirme la règle.


Les protecteurs laïcs

Pour exister, Bussière, comme tout autre monastère, doit disposer de revenus pour assurer le mininum vital à ses moniales. Seule la féodalité peut, dans la région, subvenir aux besoins d'une abbaye. Etablie sur une terre soustraite à la seigneurie de Charenton, le couvent reçoit l'aide de féodaux appartenant aux deux grands ensembles politiques régionaux: les vassaux et arrière-vassaux de la seigneurie de Bourbon, et leurs homologues berrichons mouvant de la maison de Déols. Quelques seigneurs éloignés dotent parfois, par testament, les religieuses de Bussière mais c'est essentiellement autour de Charenton, dans la mouvance bourbonnaise et de Culan, d'influence déoloise, que se rencontrent les protecteurs de Bussière.

Le temporel de Bussière est constitué, comme partout, de terres (champs cultivés ou cultivables, prés, vignes, bois) et de rentes sur des péages ou des dîmes. Certaines terres, éloignées de la vallée de la Queugne, obligent les religieuses à passer des accords avec des seigneurs locaux, qui en assurent l'exploitation en échange d'un partage des revenus. Ponctuellement, des sommes fixes peuvent être offertes à l'abbaye par testament par des grands personnages de l'aristocratie (Bourbon, Montfaucon) mais leur paiement est parfois long et laborieux.

L'évaluation globale des revenus de Bussière, comparée à la taille des bâtiments conventuels, montre la précarité qui a été le quotidien des moniales pendant toute la durée de l'existence du monastère. Dix ans après l'arrivée des premières sœurs, l'abbesse est réduite à implorer la charité de la Chrétienté entière pour achever la construction du cloître, promettant l'oraison de messes pour l'âme des donateurs dans l'ensemble des abbayes cisterciennes jusqu'à la fin des temps. Cette perspective n'a convaincu aucun grand personnage et le profil économique de la communauté n'a pas sensiblement été amélioré par cette annonce. Jusqu'à son déménagement sur Bourges au XVIIe siècle, Bussière reste stigmatisée par la médiocrité des revenus des terres -toujours sensible de nos jours- de sa région d'origine. La proximité d'autres abbayes et prieurés plus anciens ou plus prestigieux- on pense à la Chapelaude et aux Pierres, notamment- a détourné les dons laïcs vers d'autres horizons. N'occultons pas non plus l'inflation du mouvement hospitalier -Hôtels-Dieu et léproseries- qui prospère dans les villes et qui attire lui aussi les donateurs et qui s'affirme comme le principal concurrent des abbayes rurales qui accusent toutes la même stagnation.

De part sa fondation tardive, Bussière n'a pas profité de la manne que représentait pour certaines communautés les sépultures laïques. La plupart des hauts personnages de la région ont déjà choisi leurs nécropoles familiales, dans les cimetières monastiques ou dans des niches scellées dans les murs de monastères comme Souvigny, Bellaigue, Noirlac, Fontmorigny ou même les Pierres et Orsan. La petite abbaye n'a pu attirer vers son cimetière que les dépouilles mortelles de petits féodaux aux ressources insuffisantes pour rendre son quotidien moins incertain.

On soulignera, et ceci n'est pas le fruit du hasard, une plus forte proportion que dans d'autres chartriers de donations accordées par des femmes. Cette générosité féminine privilégiant une communauté de religieuses est une donnée sociale qu'on peine à observer pour cette période contemporaine des Croisades, mais que la richesse du fonds documentaire de Bussière nous permet d'esquisser.


L'histoire événementielle du monastère

De part sa nature même, une abbaye cistercienne ne devrait pas avoir d'histoire, sauf si des dérèglements, internes ou extérieurs surviennent pour bouleverser le quotidien des moines fait de silence, de prière et d'obéissance à la règle de saint Bernard. C'est peut-être -et il faut rester très prudent sur ce point- à un de ces accidents de l'Histoire que l'on doit le déplacement de l'abbaye primitive vers la Terre des pierres. Les chroniques contemporaines font ainsi état, peu de temps avant la migration de la communauté, du passage par la région d'une troupe de mercenaires en rupture d'allégeance, partis du Limousin vers la Bourgogne à la recherche de nouveaux engagements. Cette bande, toujours selon les récits médiévaux, aurait, pour survivre, multiplié les pillages d'églises sur sa route. Nous ne pouvons que souligner la coïncidence entre les deux événements, faute d'arguments pour développer davantage cette thèse, mais il est possible que le premier monastère ait eu à souffrir de l'irruption dans la campagne berrichonne d'un groupe armé dont le destin fut scellé par une bataille tout près de Dun-sur-Auron.

Beaucoup plus intéressante est l'affaire qui secoua Bussière et Noirlac en 1228, dont nous pouvons reconstituer les détails grâce à une lettre de Guillaume, abbé de Cîteaux à Elie, abbé de Noirlac, révélant une situation inédite qui demanda l'intervention du plus haut personnage de la hiérarchie cistercienne.

Comme nous l'expliquions plus haut, les abbés de Noirlac étaient tenus de visiter Bussière une fois l'an comme s'il eut s'agit d'une de leurs filiales. Quarante années s'étaient écoulées sans qu'aucun incident n'ait été signalé jusqu'à ce qu'en 1228 l'abbé Elie trouve, présente à Bussière, l'abbesse de l'Eclache et se voit empêché vraisemblablement d'accomplir sa mission de correction. Décontenancé par cette coalition inattendue, l'abbé de Noirlac rentra dans son monastère et demanda conseil à son supérieur, l'abbé de Clairvaux, lors de sa propre visite de correction. Le supérieur ne sut visiblement pas quelle attitude adopter et, à titre conservatoire, ordonna à Elie de cesser ses visites à Bussière. L'affaire fut alors examinée en plus haut lieu, soit lors d'une visite de l'abbé de Cîteaux à sa filiale de Clairvaux, soit par une lettre du supérieur de ce monastère à Guillaume de Cîteaux. Celui ci écrivit à Elie de Noirlac qu'il suspendait l'ordre de Clairvaux, que les visites à Bussière devaient reprendre et que Noirlac ne devrait plus souffrir la présence de l'abbesse de l'Eclache pendant sa mission.

Il existe plusieurs façons d'interpréter la présence de l'abbesse auvergnate dans les murs de sa petite filiale berrichonne. On serait tenté d'invoquer en premier lieu une forme d'improvisation hors des règles de l'Ordre cistercien. Mal informées, les femmes de l'Eclache ont-elles cru que la mission de correction de Bussière leur incombait? C'est possible si on admet que la supérieure auvergnate ait été novice dans sa fonction et ait agit de sa propre initiative. Les distances, l'absence d'exemples auxquels se référer, l'inexpérience -n'oublions pas que les visites de correction étaient en principe prévues pour limiter ce genre d'impair- peuvent plaider pour une confusion maladroite, mais on ne peut non plus exclure un acte délibéré. On ne sait rien des échanges épistolaires ou commensaux que Bussière entretenait avec l'Eclache, ni de l'attitude des abbés de Noirlac une fois rendus dans les murs du monastère féminin. Plusieurs chercheurs ont souligné les tensions et conflits qui ont assombri les relations entre certaines communautés de moines blancs et on sait que des abbayes-mères ont pu être perçues comme tyranniques par leurs filiales. La nature des abus -s'il ont eu lieu- commis par Noirlac à Bussière appartient au registre des hypothèses, mais il est tout à fait possible que l'abbesse de l'Eclache ait été sur place pour soutenir ses sœurs berrichonnes et s'opposer à son homologue masculin. Nous aurions là un cas très intéressant de solidarité féminine dans un univers où le silence était une vertu cardinale.


La place de Bussière dans la société médiévale régionale

Il reste à dresser le bilan de ce que Bussière a pu représenter aux yeux des hommes et femmes contemporains premiers siècles de son existence. Si l'historien se refuse à sonder la profondeur de la piété qui a entouré cette fondation, il est possible de reconstituer l'environnement humain dans lequel les moniales ont vécu et d'éclairer les quelques passerelles qui existaient entre ce monde féminin clos et la société laïque régionale.

Assurément, Bussière se situe à la conjonction entre les aspirations spirituelles d'une classe de petits féodaux propriétaires terriens et une conception rénovée de la pratique du monachisme matérialisée en Berry par Cîteaux, mais aussi Grandmont. Les seigneurs berrichons, dont la puissance n'atteint toutefois jamais une importance "nationale", se reconnaissent dans le message délivré par l'abbaye bourguignonne, qui fonde une vingtaine de monastères dans un rayon d'une centaine de kilomètres autour de Bussière. L'Ordre cistercien s'épanouit grâce à ce monde de petits chevaliers dont la démographie prospère peuple les cloîtres, s'adapte aux moyens financiers limités de ses bienfaiteurs -aucune abbaye cistercienne régionale ne peut être considérée comme riche- et occupe des espaces géographiques délaissés par les ordres plus anciens. Néanmoins, cette prospérité se mue au XIIIe siècle en stagnation -une seule abbaye, Beauvoir, est fondée vers 1240- qui s'explique par une addition de facteurs contraires aux intérêts des cisterciens. Dans un Berry qui connaît comme ailleurs une amélioration de son économie et de sa démographie, sans jamais être une région prospère, les villes attirent l'essentiel des activités et les campagnes souffrent de ce recentrage économique et culturel dont profitent les communautés hospitalières, les ordres mendiants et les nouveaux ordres religieux comme les Carmes qui s'établissent en plein Saint-Amand à quelques mètres de la seule grange que Noirlac ait eu en ville. Les monastères ruraux, tous ordres confondus, connaissent des difficultés liées à une conjoncture qui ne leur est plus aussi favorable qu'aux XIe-XIIe. Bussière, et c'est logique, peine à trouver sa place dans un mouvement qui commence à s'essouffler. Le salut vient de son recrutement féminin car, comme nous l'avons dit plus haut, rares sont les lieux où une femme peut entrer en religion en Berry. Les pères, et, en l'absence de ceux-ci, frères, oncles ou parrains des futures moniales dotent le monastère à chaque entrée en religion d'une fille de la famille, ce qui garantie un minimum vital pour les résidentes du cloître. Comme ailleurs, la présence d'adultes âgés rappelle que notre société contemporaine n'est pas la seule à avoir cherché des solutions pour répondre aux problèmes de dépendance liée à la vieillesse d'une partie de sa population. Pour les femmes issues de la petite aristocratie de l'époque, se faire moniale était, en plus des aspirations spirituelles qu'il ne faudrait pas sous-estimer -sans qu'on ait vraiment moyen de les mesurer- une garantie d'une fin de vie dans la dignité et la sécurité qu'il n'est pas sûr que le château de bois dans lequel la plupart avaient passé leur existence ait été le cadre idéal.


Olivier Trotignon, septembre 2009


Références documentaires et sources


fonds de l'abbaye de Bussière: Archives départementales du Cher, série 38 H

charte de fondation de Bussière et actes divers: A.D. Cher liasse 8 H 58 dans le fonds de l'abbaye de Noirlac

Olivier Trotignon, Les premières cisterciennes en Berry, L'abbaye de Bussière aux XII-XIIIe siècle, mémoire de maîtrise, Université de Tours 1986

Olivier Trotignon, Devenir cistercien en Berry du sud au temps des croisades: filles et fils de saint Bernard à l'épreuve du siècle, Actes du colloque "L'Ordre cistercien et le Berry, CAHB 1998

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