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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 08:14

Fontmorigny-conférence

 

J'attire votre attention sur l'initiative du Groupe Historique et Archéologique de la région de Mehun-sur-Yèvre qui organise un après-midi de conférences sur le thème "le Berry cistercien" le dimanche 10 mars 2013 à partir de 15h, espace Maurice Genevoix (à deux pas de la mairie) à Mehun.
J'aurai le redoutable honneur d'ouvrir le ban avec un exposé consacré aux Cisterciens et à la société féodale en Berry, XIIe-XIIIe siècles, suivi de l'intervention de:
Philippe Bon, historien, président du G.H.A.M.Y., qui conclura l'après-midi avec: Dame Mahaut et les seigneurs de Mehun, fondateurs de Beauvoir.
Entrée libre et gratuite, renseignements au 02.48.57.42.74
Abandonnant délibérément le point de vue interne avec lequel beaucoup de mes confrères abordent l'histoire cistercienne (spiritualité, architecture, vie des couvents, archéologie), j'adopterai un point de vue externe qui me permettra d'examiner les fondations cisterciennes en Berry par rapport à l'ensemble du tissu social de l'époque: recrutement, protecteurs, relation entre abbayes, fonction sépulcrale des monastères, concurrence des autres ordres, géographie des fondations, crises du XIIIe siècle à Noirlac à partir de l'observation des sources originales régionales (Archives départementales du Cher et de la Creuse essentiellement). Cet exposé sera assez proche de celui que j'avais soutenu au printemps 2011 à l'abbaye de Fontmorigny.
J'insiste sur le fait que cet exposé ne demande aucune connaissance pointue en histoire médiévale mais peut désorienter certains auditeurs, tant le fossé que j'observe entre les "Cisterciens des livres" et la réalité du terrain est souligné par l'analyse de situations concrètes.
Au plaisir de vous y retrouver...

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Published by Olivier Trotignon - dans conférences
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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 09:46

enseigne-viking

 

Il suffit parfois d'évoquer une période de l'histoire médiévale pour que l'esprit s'enflamme, et ça ne date pas d'hier. Les invasions normandes sont un de ces épisodes de l'histoire européenne qui déchaîne les passions. S'appuyant sur des représentations véhiculées par le cinéma et la bande dessinée, des gens exploitent aujourd'hui cette veine pour vendre des spectacles bruyants et musclés, dans le droit fil d'une mode née au XIXe siècle, quand les érudits laissaient leur imagination l'emporter sur la rigueur de la recherche historique. Fort de ce principe, je me suis amusé à associer le terme "Berry" à ceux de "Normands" ou "Vikings" sur divers moteurs de recherche, afin de repérer des sources qui m'auraient échappé. Le constat est sans appel: des organismes officiels (bibliothèques, universités) numérisent et mettent en ligne, sans précaution, des publications périmées porteuses d'informations caricaturales, et ce sont sur des articles qui n'ont plus d'intérêt que pour l'historiographie qu'un collégien qui prépare un exposé va poser les yeux.
Il ne m'a pas semblé inutile de faire brièvement le point sur la question.
Les preuves produites par les anciens amateurs d'histoire sont plus de l'ordre du postulat et de l'interprétation erronée de vestiges archéologiques que de l'observation de données objectives. Pour résumer, certains ont fait du Berry une terre soumise à la dictature des Scandinaves, venus, après avoir remonté les rivières avec leurs drakkars, élever une multitude de fortins et de tours pour contrôler la région. Toute l'architecture politique serait de leur fait. Le Berry serait une sorte de Normandie de l'intérieur.
Au niveau de la recherche actuelle sur le Berry, ces postulats ne pèsent plus grand chose. Les forteresses des hommes du Nord ont retrouvé leur identité féodale, les ravages ont été limités et les quelques branches chevaleresques qui peuvent avoir un lien avec ces invasions trouvent leurs racines non pas chez les pirates mais chez leurs descendants sédentarisés en Normandie.
De par sa géographie, le Berry a été protégé du gros des événements. Loin des côtes, ses plus grandes cités ne sont pas fondées sur des fleuves importants. Le Cher, l'Indre, la Creuse, l'Auron ou l'Yèvre étaient navigables, mais seulement pour des cargaisons pour le transport desquelles le temps n'était pas un facteur essentiel. Un bateau à fond plat comme un drakkar aurait pu théoriquement naviguer sur certaines eaux berrichonnes, mais avec une lenteur qui l'aurait exposé à n'importe quelle embuscade montée par des riverains. Les Normands qui ont parcouru le Berry aux IXe et Xe siècles l'ont traversé plus probablement à cheval et en contingents limités. Leurs itinéraires ne peuvent avoir dévié des points de repères ordinaires que sont les rivières et les grandes routes. Certains secteurs de la région étant isolés derrière des rideaux forestiers denses, des pillards, s'ils sont parvenus jusque là, y seront arrivés par hasard.
Si on s'appuie sur le contenu du cartulaire de l'abbaye de Vierzon, on peut, sans certitude absolue (plusieurs chartes sont suspectes mais peuvent néanmoins se faire l'écho de récits antérieurs authentiques), rappeler qu'une petite abbaye, Desvres, située à Saint-Georges-sur-la-Prée, aurait été dévastée. Une action des Nordiques est probable, mais non certaine. D'autres raids sont signalés, sans conséquences à long terme sur l'histoire locale.
Les Normands ont-ils fait souche en Berry? Certains le pensent et s'appuient sur un élément anthroponymique. Dans la famille qui occupait le fief de Vesvre, matérialisé aujourd'hui par une tour que certains persistent abusivement à qualifier de "normande", était porté, entre 1064 et 1166, le patronyme de Normannus. Il n'en fallait pas plus pour faire le lien avec les Vikings. Plus prudent que certains de mes confrères, je ferai observer que Normannus est le seul nom à consonance "exotique" de cette famille féodale, qui nomme ses autres héritiers avec des patronymes beaucoup plus neutres. D'autre part, pris isolément, l'information peut avoir du poids, mais c'est sans compter sur les autres familles nobles de la région qui introduisent presque toutes un nom rare dans leur programme généalogique. J'ignore complètement où les gens qui occupaient la forteresse de Vesvre ont été puiser leur inspiration, mais il est clair que leur intention était moins de rappeler une éventuelle origine normande de leur lignage que de s'inscrire dans les usages onomastiques de la société de leur temps. 

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 08:12

croix-Nevers

 

J'ai eu l'occasion, lors d'une recherche aux Archives départementales de la Nièvre, d'observer un phénomène très rare: un seigneur nivernais, ainsi que des membres de sa famille, ont signé une charte de leurs noms.

 

croix-Savaricus

 

A la lecture de ces signatures, on comprend que seules les croix sont autographes. La noblesse du premier âge féodal était cultivée, mais ne maîtrisait qu'exceptionnellement l'écriture et la lecture. Le latin lui était aussi dans la majorité des cas étranger. Les auteurs de cette charte n'ont sont pas les rédacteurs, tâche confiée à un clerc ou à un religieux lettré, et ne disposent pas encore de matrice capable de produire un sceau de cire authentifiant le parchemin. Le scribe leur a donc confié une plume pour qu'ils tracent chacun une croix, et a identifié lui-même chaque signe en copiant l'identité du signataire.

 

croix-enfants

 

On reconnaît les noms de Savaricus, seigneur, d'Aremburge, sa femme, de Letericus, Gibaudus et Raginaldus, ses fils. La dernière croix a été tracée par Hugo Mansellus, probable témoin de l'acte (je n'avais pas pris en photo tout le document). On observe, selon un schéma très fréquent avant les XIIe et XIIIe siècles, que Savaricus ne porte pas de ce qu'on appelle aujourd'hui "nom de famille" et que les anglo-saxons désignent avec plus de justesse du qualificatif de surname. Pendant très longtemps, les usages d'une dénomination individuelle à un élément hérités de l'époque carolingienne se sont maintenus dans un grand espace central du territoire. Les femmes de la noblesse étaient elles connues sous la forme de "unetelle femme de" ou "fille de". Les fils de Savaricus étaient appelés au quotidien par leur nom unique. Pour le scribe, ils sont "fils de", ce qui désigne plus une filiation qu'un état civil.

 

croix-autres

 

Les croix ne sont pas rares sur les documents médiévaux, mais elles accompagnent le plus souvent des patronymes d'évêques ou d'abbés, gens lettrés capables d'apposer leur nom sur les actes. Les expressions laïques de cette forme de signature sont beaucoup plus rares dans nos régions.

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 11:30

église-incendiée

 

Il y a mille et une manières d’aborder cette période d’une grande richesse historique que fut la guerre de 100 ans. J’ai choisi de tester une source documentaire particulière, sur une durée limitée, pour évaluer les conséquences du début du conflit pour la population et l’économie régionale.
Quand j’étais étudiant en maîtrise à Tours, notre directeur de mémoire, le professeur Bernard Chevalier et son équipe universitaire, avait entrepris une tâche ambitieuse et passionnante: faire dépouiller par les étudiants en histoire médiévale les registres judiciaires du Parlement de Paris pour l’actuelle région Centre. La consigne était alors de lire des microfilms, d’isoler les actes intéressants et de les résumer. L’immense majorité de la collecte concernait des lettres de rémission, ces actes délivrés par la chancellerie royale permettant, contre argent, d’arrêter la machine judiciaire contre des criminels qui avouaient le détail de leurs fautes. La lettre de rémission n’était pas une absolution, juste une suspension définitive des procédures. Elle permettait aux anciens criminels de vivre librement, au roi d’améliorer l’état de ses finances et désormais sert aux historiens de mine d’informations.
Une précision: le Droit de l’époque était le reflet de son temps. Notre morale peut être heurtée par certaines affaires. Le patriotisme, la légitime défense ou le service de la Nation sont des concepts ignorés ou presque au Moyen-âge. Méfions nous, comme toujours, des jugements de valeur anachroniques.
La masse de documents collectés par les étudiants de Bernard Chevalier est proprement énorme. Je me suis contenté de les observer dans les 15 ou 20 années qui ont suivi l’expédition du Prince de Galles en Berry et la défaite de Poitiers. Pour la chronologie des événements et l’analyse du phénomène dans sa globalité, beaucoup de confrères ont écrit des lignes nettement plus documentées que ce qui suit, qui n’a pas la prétention d’être exhaustif
L’irruption de la guerre dans le quotidien des Berrichons n’a pas plongé la région dans l’anarchie, juste dans des désordres géographiquement limités. On le sait: les lettres de rémissions ne portent pas la parole des victimes, mais celle des bourreaux, et des populations ont subi des atrocités sur lesquelles la justice est muette. Néanmoins, on relève une fréquence d’actes dans des secteurs géographiques bien particuliers qui témoignent d’une forte activités des bandes qui ont sévit au sud de la Loire.
Globalement, le Berry a moins souffert que la Touraine, la vallée de la Loire, l’Orléannais et la Beauce. Les troupes étrangères, ou placées sous la bannière anglaise ont pris Aubigny-sur-Nère, la basse-cour du château de Valençay, Saint-Chartier, Châteaumeillant, Levroux, Le Blanc... De là sont organisées des expéditions de prédation, mais aussi du commerce régulier. On voit les Anglais voler du bétail, des chevaux, rançonner des habitants mais aussi vendre du cuir à Aubigny. Certains capitaines prennent la place des seigneurs légitimes, tel le célèbre Arnaud de Cervolles qui se déclare seigneur de Châteaumeillant. On suppose donc qu’ils prélèvent les droits et taxes, ce qui ne doit pas changer grand chose pour les habitants des fiefs soumis à l’impôt. Les dégâts qu’ils provoquent sont difficiles à évaluer. Léré est brûlé, les archives de l’abbaye de Massay détruites, la champagne berrichonne est dévastée. Les habitants de Dun-le-Roi se réfugient dans le château, trois moulins sur l’Yèvre sont détruits devant Bourges, qui entreprend des travaux de renforcement de ses défenses: les habitants obtiennent en 1359 le droit de pêche dans les fossés nouvellement creusés. En prévision des attaques, le prévôts de Concressault évalue ses forces et passe ses hommes en revue. Jean Rigaud, équipé en tenue de guerre, revient de ce rassemblement et se fait moquer de lui par un voisin.
La noblesse locale n’a pas d’attitude univoque. Certains féodaux meurent, ou sont fait prisonniers à Poitiers. Des chevaliers obéissent au roi de France et prélèvent des vivres dans la campagne pour approvisionner les citadelles Valois avec une zèle qui provoque des désordres: le chevalier Guillaume des Barres est attaqué près de Sancoins par une troupe de paysans mécontents (4 sont tués) et capture un convoi de vivres et de vêtements qu’il croyait destiné aux Anglais, ce qui provoque des plaintes devant la justice. D’autres servent l’Anglais, lui procurent vivres et assistance stratégique, commettent des crimes de guerre en son nom. Leurs biens sont confisqués par le roi de France qui distribue les bénéfices à ses chevaliers fidèles, en récompense de leur soutien.
On sait peu de choses sur la paysannerie à cette époque. Elle subit, et agit rarement, sauf pour venger des crimes ou son déshonneur. Un homme tue sa femme pour l’avoir quitté trois fois pour aller vivre avec les Bretons de Buzençais.  La noyade est, si j’ose dire, à la mode. On trouve quelques cas d’Anglais ou de pillards apparentés noyés dans des étangs ou des rivières, en représailles. Elle doit payer les rançons des seigneurs otages depuis le désastre de Poitiers, supporter le pillage de ses troupeaux,  le viol de ses filles et les rafles de supplétifs. Plusieurs jeunes, ou anciens jeunes gens racontent avoir été forcés de suivre les Anglais, routiers ou Bretons pour les servir et les accompagner dans leurs raids, parfois jusqu’en Bretagne ou en Auvergne. Il est difficile de savoir si les déclarants sont sincères ou s’ils ont suivi de leur plein gré les hommes d’armes, attirés par un mode de vie pour le moins aventureux. L’ennemi n’est pas seul à recruter des auxiliaires locaux: les Français pratiquent aussi ces enrôlements douteux.
Si on ajoute à toutes ces misères les crimes ordinaires, la circulation de fausse monnaie et les cas de peste, on admettra que la vie en Berry dans les années 1356-1370 nécessitait un certain courage au quotidien.

 

Les pays de la Loire moyenne dans le Trésor des chartes - Berry, Blésois, Chartrain, Orléanais, Touraine - 1350-1502, (Archives nationales, JJ 80-235), édité par Bernard Chevalier, 1993

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Published by Olivier Trotignon - dans politique-société civile
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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 11:02

saint-Ludre1

 

Dans une des deux cryptes de l’église de Déols, aux portes de Châteauroux, dans l’Indre, se trouve un extraordinaire vestige qui nous permet de remonter aux racines les plus anciennes du Moyen-âge berrichon. Bien que n’étant pas historien du paleo-christianisme, je me permets néanmoins de signaler cette pièce d’un intérêt exceptionnel comme élément incontournable du patrimoine régional.
Il ne m’appartient pas de narrer ici l’histoire de saint Ludre. l’essentiel des renseignements dont on dispose est hagiographique, et est donc pertinent si on se place dans la tradition culturelle des lettrés des premiers siècles du Christianisme en Gaule. Je laisse donc aux érudits qui recopient les textes anciens sans lecture critique la responsabilité de leurs affirmations, pour m’intéresser au monument lui-même et à son importance pour l’histoire de la région.

 

saint-Ludre2

 

Le tombeau de saint Ludre est un monument funéraire comprenant comme élément principal un sarcophage de marbre blanc daté de l’Antiquité tardive (IVe siècle) produit, d’après les spécialistes de l’art antique, dans les ateliers du sud de la Gaule. Il est conservé dans une petite crypte construite autour de lui, à droite du chœur de l’église. A gauche se trouve une seconde crypte, bâtie selon le même principe, contenant le tombeau-reliquaire d’un autre saint local, Léocade, mais la cuve, d’un style beaucoup plus simple, présente beaucoup moins d’intérêt que sa voisine.
On constate tout d’abord que le sarcophage de saint Ludre n’est pas un monument chrétien. Aucun symbole de cette religion ne l’orne. On ignore complètement dans quelles circonstances s’est produit ce réemploi. La cuve a t-elle été commandée aux marbriers par un haut personnage païen converti tardivement au Christianisme? A-t-elle  contenu la dépouille d’un riche gallo-romain avant d’être réutilisée, et est-ce que le cimetière d’origine était proche de Déols? La seule certitude qu’on peut avoir sur le sujet, c’est que les contemporains de la mort de Ludre étaient sensibles à la beauté du travail des artistes romains, sans doute fidèles à leur culture et qu’ils ont choisi ce qui traduisait le mieux leur respect pour la dépouille qu’ils y déposèrent, comme le firent une multitude de leurs successeurs en faisant réaliser des châsses ou des reliquaires en métaux précieux pour vénérer les os des leurs saints. Le profond respect que ces gens vouaient à Ludre et à Léocade ne nécessitait pas de symboles extérieur de leur foi. La cuve de Léocade ne porte pas plus de signe de croyance chrétienne.

 

saint-Ludre3

 

Un autre intérêt de ce monument s’exprime sous la plume de l’ancien évêque Grégoire de Tours qui parle, dans un de ses récits -je n’ai malheureusement pas pu me procurer ce texte, faute d’une bibliothèque correcte dans mon environnement de travail- de ce tombeau, dont la réputation avait donc très tôt franchi les limites de l’ancienne cité des Bituriges.
Tout porte à croire que dans une période plus récente, postérieure à la période carolingienne du moins, d’autres pièces de sculpture funéraire antique toutes aussi précieuses se rencontraient en Berry. L’historienne de l’art Nathalie le Luel, dans son article “Appuyer l’auctoritas par l’image: la fascination politique pour l’Antiquité au portail de la collégiale Saint-Ursin de Bourges”, Mélanges X. Barral, éditions Picard 2012, note la ressemblance des thèmes de chasse du portail roman de Saint-Ursin, à Bourges, avec des œuvres paleo-chrétiennes contemporaines du reliquaire de saint Ludre, et émet l’hypothèse qu’une telle pièce ait été conservée par les chanoines de Saint-Ursin pour accueillir les reliques de leur saint patron.
On pense aussi aux mystérieux tableaux sculptés sur la façade de l’église de la Celle, près de Saint-Amand-Montrond, dans le Cher, qui pourraient s’expliquer par la volonté de reproduire à l’extérieur du sanctuaire une partie de ce qui se trouvait à l’intérieur, dans le cas présent, un sarcophage découvert dans la nécropole romaine d’Allichamps, et aujourd’hui disparu, pouvant avoir contenu des reliques.
Je vous recommande vivement, si votre route vous conduit par Châteauroux, de faire une étape par l’église de Déols, proche des vestiges de l’ancienne abbaye. Bien entendu, l’endroit est protégé mais accessible. Il est conseillé de prendre contact avec l’Office de tourisme de Déols qui saura vous indiquer comment avoir accès à ces deux tombeaux remarquables.

 

saint-Ludre4


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Published by Olivier Trotignon - dans art funéraire
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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 23:17

Boisd'Habert-1

 

Quand on fait la liste des abbayes cisterciennes de l’ancien diocèse de Bourges, on compte en tout quatorze monastères, répartis sur cinq départements. Certains sont encore mal connus, faute d’étudiants motivés par ce sujet, mais la plupart bénéficient d’une bibliographie suffisante pour se faire une bonne idée de leur histoire.
Or, il semble bien qu’un quinzième établissement ait existé au XIIe siècle. L’abbaye de Bois d’Habert, sur la commune de Morlac, dans le département du Cher, est presque inconnue du grand public. Les quelques notes qui suivent n’ont pas la prétention de remplir le vide qui pèse sur le passé de  cette fondation. Juste effleureront-elles quelques pistes de réflexion sur ce sujet fort méconnu.

 

Boisd'Habert-mur

 

L’abbaye de Bois d’Habert est un curieux monastère: pas de charte de fondation, pas d’archives, pas de noms d’abbés, pas de filiation, pas de fondateur ou de protecteur connu, juste quelques rares mentions documentaires antérieures au XIIIe siècle, et des ruines.
Le bilan archivistique est squelettique. Tout juste sait-on que l’abbaye existait aux alentours de 1150, avant son rattachement, par décision du pape Eugène III, au couvent cistercien de La Prée, non loin de Chârost, dans l’Indre. Le lieu n’est pas abandonné, car on retrouve le nom de Bois d’Habert  associé à une grange, preuve que La Prée a continué à exploiter les terres du domaine primitif. Le site évolue même en une très belle demeure légèrement fortifiée qui existe toujours. Dans cet ensemble de constructions, dont je n’ai pas voulu produire de photographie pour respecter la tranquillité des propriétaires est encore visible le vestige d’un mur garni de départs de voûtes, dernier témoin de l’existence d’une chapelle abbatiale. On ne sait rien de plus sur la question.

 

Bois-d'habert-aérien

Bois d'Habert

 

Quelles preuves a t-on de l’identité cistercienne du site, outre un ou deux mots dans une bulle pontificale? La photographie satellite livre des éléments très intéressants. Passant par un site internet de cartographie couplée à des fonds photographiques, j’ai comparé le site de Bois d’Habert vu du ciel à quatre abbayes de l’ordre de Cîteaux citées dans divers articles de ce blog: Noirlac, Fontmorigny, Bussière et Varennes. La symétrie est parfaite. Les cinq couvents sont construits avec la même orientation et suivant les mêmes proportions générales. La chapelle de Bois d’Habert est placée dans le même angle nord-est que les quatre autres abbatiales. Invisible ou presque du sol, le plan cistercien est perceptible en vue verticale. La présomption d’être face à un ancien monastère de moines blancs est donc très forte.

 

Bussière-aérien

Bussière

 

L’environnement est-il compatible avec les aspirations cisterciennes? Par comparaison avec d’autres abbayes du diocèse, Bois d’Habert n’est ni mieux ni plus mal placée qu’une autre. Les bourgs les plus proches sont assez éloignés pour garantir à des moines un minimum de distraction dans leurs prières.

 

Noirlac-aérien

Noirlac

 

Qui peut avoir pris l’initiative d’attirer des religieux dans ce périmètre? Sachant que toutes les fondations cisterciennes de la région étaient liées à la moyenne féodalité régionale, seuls les seigneurs de Lignières, à ma connaissance, avaient les moyens de lancer une telle initiative. Le fief le plus proche, celui de Morlac, est un candidat possible mais ses moyens étaient plus limités que ceux de la grande seigneurie de la vallée de l’Arnon.
Pourquoi aucune filiation n’est elle connue? Dans ce domaine, comme j’ai eu l’occasion de le démontrer à plusieurs reprises, les abbayes cisterciennes du Berry du Sud se distinguent par des profils atypiques et à Bussière et aux Pierres, il y a de forts soupçons pour que des les monastères “officiels” aient succédé à des fondations pré-cisterciennes spontanées. En fait, on aurait fait comme les Cisterciens, mais avant les Cisterciens, les filiations venant pérenniser un état de fait antérieur. Rien n’exclue que Bois d’Habert soit né sur des principes similaires. Peut-être s’agit-il aussi d’une filiale de La Prée, comme Le Landais qui avait fondé Barzelle, mais qui a échoué.

 

Fontmorigny-aérien

Fontmorigny

 

Comment peut-on expliquer l’échec d’une abbaye cistercienne? Les causes peuvent être multiples, mais une raison peut-être raisonnablement avancée: la surpopulation monastique. Le pays n’est pas très peuplé, la concurrence d’ abbayes et prieurés affiliés à d’autres ordres (Puyferrand, Orsan, Chezal-Benoît..) peut avoir privé Bois d’Habert de moyens mais surtout: la date du rattachement à La Prée coïncide avec l’ascension de Noirlac, à à peine 15 kms de là. Le grand monastère de la vallée du Cher peut avoir étouffé son frère par la seule dynamique de sa genèse. Le pape  aurait préféré mettre fin à la fondation de Bois d’Habert en unissant sa communauté avec celle de La Prée.

 

Varennes-aérien

Varennes

 

Il est évident que tout ceci ne tient que par la prise en compte d’un environnement historique cohérent, et que la vérité est peut-être tout à fait ailleurs, mais il ne me déplaît pas de penser qu’en ouvrant ce dossier, des collègues réuniront peut-être à partir de leurs propres notes de recherche des éléments inédits sur la question.

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Published by Olivier Trotignon - dans monachisme-clergé régulier
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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 12:51

Prune-au-Pot

 

Il me paraît légitime de réserver mon premier billet de l’année 2013 à un monument qu’on m’a fait découvrir l’été dernier. J’ai pu, à l’invitation des membres de l’association pour la sauvegarde du château de la Prune-au-Pot, faire le tour de la belle forteresse dont ils s’occupent.
Le site de la Prune a la particularité d’être situé à flanc d’un coteau en pente douce, sans intérêt stratégique particulier. Les fossés humides se remplissaient par ruissellement et par porosité de la nappe phréatique, comme on peut l’observer sur de nombreuses mottes castrales ou maisons-fortes construites à l’écart des sommets du relief. La puissance des travaux de construction qui ont abouti à la mise en service de la forteresse ont effacé toutes traces au sol de cet éventuel passé du site, qui n’est pas éclairci à l’heure actuelle, faute d’une documentation suffisante.
La Prune-au-Pot se présente sous l’aspect d’un beau château fort ruiné organisé sur un plan quadrangulaire. Trois des quatre tours initiales sont encore visibles. On note un intéressant système d’accès par pont-levis reposant sur des piliers encore visibles.
Aux dires des membres de l’association (je n’ai pu, pour des raisons de sécurité, visiter l’intérieur de la place), une fontaine située dans la cave de la plus grande tour fournissait aux occupants une eau toujours abondante et certainement d’excellente qualité, ce qui était un avantage appréciable en cas de siège.

 

Prune-au-Pot-mur

 

Des parties souterraines demeurent inexplorées. Une ouverture en soupirail n’éclaire aucune pièce connue et des mouvements du sol de la cour ont trahi le tassement de probables voûtes de salles basses dont les entrées n’ont pas encore été localisées. L’histoire ancienne du site elle-même est sujette à conjectures. Si la tranche chronologique couvrant une période allant de la Guerre de 100 ans à l’ancien régime est bien renseignée grâce à une documentation suffisante, la période féodale est moins bavarde. L’absence d’abbaye disposant de gros chartriers dans les environs, et l’incertitude sur les premiers propriétaires (qui n’étaient peut-être pas seigneurs résidants et à ce titre n’ont pas produit d’actes locaux) sont des handicaps difficiles à résoudre pour un historien.
Un indice cependant: la Prune est construite sur la rive gauche de la Creuse, en vis-à-vis des domaines appartenant à la large mouvance des seigneurs de Déols. Ce château pourrait avoir des origines politiques plus aquitaines que berrichonnes.
Quelques recommandations, si ce billet vous inspire l’envie de venir faire le tour du site, me semblent utiles à souligner. La Prune-au-Pot est une propriété privée, en ruine et donc potentiellement à risque. Le propriétaire a accepté qu’un chemin de visite soit aménagé autour de son bien, pour faciliter l’accès du public. Cette bonne volonté n’est pas la règle en Berry, soyez donc vigilants à ne pas passer les clôtures même si, et ça se comprend dans un tel site, on a toujours un peu envie d’en voir plus. A proximité de Céaulmont se trouvent Argenton, Gargilesse, Cluis et l’abbaye de Varennes. Le château de la Prune peut être une étape dans un petit circuit de grande qualité qui embrasse une variété rare d’expressions artistiques du Moyen-âge régional.

 

Prune-au-Pot-porte

 

L’association pour la sauvegarde du château de la Prune-au-Pot mérite d’être soutenue dans sa vaste entreprise de restauration du site. Elle est joignable sur son blog.

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Published by Olivier Trotignon - dans patrimoine militaire
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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 12:05

 

serrure-Neuvy

 

 

Comme chaque année à la même époque, il me semble indispensable de présenter le bilan de mes activités à tous mes partenaires que sont les lecteurs de ce blog, simples passagers en transit vers d’autres espaces d’information ou habitués aux pratiques solidement ancrées par leur fidélité à ces pages et souvent par leur propre participation à cette mission de partage des savoirs qui est le seul pôle qui oriente notre travail quotidien. Si on me permet cette métaphore, le travail de recherche dans les conditions que je rencontre tient plus de la progression à la machette dans la forêt équatoriale que de la promenade dans un jardin public. Être historien dans le sud du Berry, c’est se confronter à des situations ubuesques. Au cours de l’année écoulée, un quotidien local, pourtant peu avare en demandes d’informations historiques et patrimoniales aux moments où ça l’arrangeait, m’a claqué la porte au nez, sans explication, Deux conférences ont été censurées par une municipalité à laquelle je ne ferai pas l’honneur d’une publicité en la nommant. Des portails internet payés par le contribuable persistent à valider des informations historiques vieilles de 150 ans. Ce protectionnisme culturel qui s’acharne à trouver une valeur à des connaissances fades et périmées, servies par des érudits d’envergure cantonale est aux antipodes de ce que je cherche à promouvoir par mes recherches et mes communications. La réalité du terrain, c’est aussi pour moi le soutien puissant que je reçois de la part de mes lecteurs, mes auditeurs et mes partenaires scientifiques, toujours plus nombreux à manifester leur solidarité envers une démarche aux ambitions similaires à la leur. Le projet “Berry médiéval” ressemble à beaucoup d’autres: informer sans chercher à racoler le lecteur avec des sujets populistes, produire des informations de qualité en toute indépendance, développer la Culture et les sciences humaines au delà des territoires éclairés par le dynamisme du monde universitaire. Je m’étais fin 2011 fixé l’objectif d’atteindre les 100,000 visites avant la Saint Sylvestre de cette année. Le seuil a été franchi le 11 novembre et plus de 5000 lecteurs ont depuis passé du temps sur les pages de ce blog. 80 à 120 personnes passent tous les jours par cet espace, auxquelles s’ajoutent de 50 à 80 connections quotidiennes sur les blogs secondaires. Les deux sujets les plus lus depuis leur parution traitent du château de Bois-Sir-Amé et de la cloche de Sidiailles. Il n’y a donc aucune raison de changer quoi que ce soit à une formule qui fonctionne, sinon en cherchant toujours à l’améliorer. J’envisage en 2013 de consacrer plus de place à la bibliographie régionale et de recenser, histoire de s’amuser un peu, les sites internet qui me volent des articles - ceci donnera peut-être le courage à leurs administrateurs de répondre à mes courriers. De nouvelles conférences sont prévues. J’en ferai, comme de coutume, la réclame. Le trimestriel Berry magazine m’a renouvelé sa confiance. De nouvelles livraisons s’attarderont donc cette année encore sur le passé de la région. Puissent chacune et chacun d‘entre vous trouver dans 2013 tout le temps pour réaliser leurs projets, porter leur regard sur des lieux et des formes du passé toujours plus nombreux et vivre pleinement ce privilège que procure leur sensibilité à l’Art et à la Culture.

 

 


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Published by Olivier Trotignon - dans actualité
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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 10:01

basse-cour-fossé

 

Il y a longtemps que je comptais présenter ici un site archéologique d'une nature particulière, dont l'observation permet de nuancer certaines idées reçues sur les mottes féodales. J'ai profité ces derniers jours de conditions d'ensoleillement favorables pour aller prendre quelques photos d'un ensemble sur lequel je tiens à rester discret. Même si nul n'est propriétaire de l'Histoire, le bois dans lequel je me suis introduit est la propriété de quelqu'un de peu conciliant, qui nous avait interdit, il y a quelques années, par lettre recommandée, d'accéder à son bien pour les journées du Patrimoine, lorsque je coopérais avec l'Office de tourisme de Vesdun. L'autre crainte est d'y attirer les prospecteurs clandestins qui épluchent régulièrement ces lignes, si j'en juge la formulation des requêtes qui permettent d'accéder à ce blog.
J'appellerai donc cet endroit "le Bois", ce qui n'est pas très original mais bien suffisant pour ce qui nous intéresse.
Le Bois, donc, se trouve situé dans le tiers sud du département du Cher, non loin d'une voie antique sur laquelle le trafic s'est poursuivi pendant toute la période médiévale et même au delà. Il n'est pas complètement isolé, au moins deux châteaux et deux maisons-fortes se trouvant dans un rayon de cinq kilomètres de ses fossés.
Les photographies que j'en ai ramené manquent de relief à cause du faible contraste dû à la végétation, et seul, il n'est pas facile de prendre des mesures et de faire un croquis de situation, mais au sol, on perçoit des vestiges très curieux. Le site s'organise comme un ensemble classique motte et basse-cour, à la nuance près que le retranchement seigneurial n'est pas une motte, mais une sorte d'enceinte trapézoïdale en partie cratériforme. Des fossés délimitent ce retranchement, mais, à part la terre issue de leur terrassement disposée en anneau autour de terre-plein central, aucun apport significatif de remblais extérieur, comme sur les grosses mottes castrales de la région, n'a eu lieu.

 

basse-cour-mur

 

 

A quelques mètres, avec juste le fossé entre les deux s'étend ce qui peut être vu comme une basse-cour de plusieurs centaines de mètres-carrés conçue sur le même principe (fossé défensif et bourrelet de terre intérieur) mais avec plus de détails apparents. On relève par exemple des reste de murs d'enceinte en pierre sèche, des formes géométriques sur le sol (maisons? silos? chapelle?) et le reste d'un puits de pierre sèche assez bien conservé. A quelques pas se trouve une petite carrière de pierre qui est peut-être le lieu d'où ont été extraits les matériaux de construction. D'autres formes régulières, d'anciens fossés, apparemment, sont visibles plus loin dans le sous-bois mais seul, il n'est pas possible de faire un balisage efficace du périmètre.

 

basse-cour-puits

 

Le site du Bois n'a jamais été fouillé et ne peut être daté avec précision. Toutes les apparences le rattachent au premier âge féodal, qui domine le XIe siècle et je n'ai trouvé aucune trace de son existence dans les quelques archives dont on dispose, ce qui laisserait penser qu'il avait été abandonné au XIIIe siècle, mais les arguments sont très approximatifs. Des micro-forteresses de terre et de bois conçues sur les mêmes principes existent encore à la guerre de 100 ans. L'absence de motte peut être interprétée comme l'indice que ce village n'était pas aux mains d'un chevalier, ce qui complique encore son identification dans les textes médiévaux. Rien n'explique son abandon. L'étude des cadastres et des photographies aériennes montre que beaucoup de bourgs actuels se sont développés à partir d'une base défensive comparable aux vestiges du Bois. Dans le cas qui nous intéresse, le bourgeon initial n'a pas évolué, ce qui rend d'autant plus précieux ce genre de vestige car, bien fouillé, il pourrait nous documenter sur des structures paléo-urbaines bouleversées presque partout ailleurs.
Les gens du Bois ont-ils été victimes d'événements malheureux ou tout simplement ont-ils émigré vers un village plus prometteur? Disons juste que le lieu où ils ont vécu reste plein de promesses pour leurs (lointains) descendants.

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Published by Olivier Trotignon - dans patrimoine militaire
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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 09:58

noël-Gargilesse-

 

C'est, avec le sourire d'un âne et d'un bœuf sculptés sur un chapiteau de l'église de Gargilesse, dans l'Indre, que je veux présenter à tous mes lecteurs de France, d'Outre-mer et des pays étrangers mes meilleurs vœux pour les fêtes.
J'aime beaucoup cette scène pour sa simplicité, qui contraste avec des compositions postérieures beaucoup plus raffinées. Que ces lignes soient aussi un hommage à ces ouvriers, maçons, charpentiers, tailleurs de pierre qui ont su créer tous ces liens qui nous rattachent aux racines de notre civilisation.

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Published by Olivier Trotignon - dans art roman
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Dans l'objectif de partager avec le grand public une partie du contenu de mes recherches, je propose des animations autour du Moyen-âge et de l'Antiquité sous forme de conférences d'environ 1h30. Ces interventions s'adressent à des auditeurs curieux de l'histoire de leur région et sont accessibles sans formation universitaire ou savante préalable.
Fidèle aux principes de la laïcité, j'ai été accueilli par des associations, comités des fêtes et d'entreprise, mairies, pour des conférences publiques ou privées sur des sujets tels que:
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- la femme en Berry au M.A.;
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- le fait religieux en Berry de la conquête romaine au paleo-christianisme...
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Pour compléter votre information sur le petit patrimoine berrichon, je vous recommande "le livre de Meslon",  Blog dédié à un lieu-dit d'une richesse assez exceptionnelle. Toute la diversité d'un terroir presque anonyme.
A retrouver dans la rubrique "liens": archéologie et histoire d'un lieu-dit

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Présent sur le sol berrichon depuis un millénaire, l'âne méritait qu'un blog soit consacré à son histoire et à son élevage. Retrouvez le à l'adresse suivante:

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J'observe depuis quelques mois la fâcheuse tendance qu'ont certains visiteurs à me contacter directement pour me poser des questions très précises, et à disparaître ensuite sans même un mot de remerciement. Désormais, ces demandes ne recevront plus de réponse privée. Ce blog est conçu pour apporter à un maximum de public des informations sur le Berry aux temps médiévaux. je prierai donc les personnes souhaitant disposer de renseignements sur le patrimoine ou l'histoire régionale à passer par la rubrique "commentaires" accessible au bas de chaque article, afin que tous puissent profiter des questions et des réponses.
Les demandes de renseignements sur mes activités annexes (conférences, contacts avec la presse, vente d'ânes Grand Noir du Berry...) seront donc les seules auxquelles je répondrai en privé.
Je profite de cette correction pour signaler qu'à l'exception des reproductions d'anciennes cartes postales, tombées dans le domaine public ou de quelques logos empruntés pour remercier certains médias de leur intérêt pour mes recherches, toutes les photos illustrant pages et articles ont été prises et retravaillées par mes soins et que tout emprunt pour illustrer un site ou un blog devra être au préalable justifié par une demande écrite.