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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 09:46

diable-Bourbon

C’est dans un monument déjà exploré en quête du célèbre chapiteau des musiciens que nous retournons pour y découvrir une des plus anciennes représentations du diable visibles dans les pays du Centre.
L’église Saint-Georges de Bourbon-l’Archambault, dans le département de l’Allier, attire l’attention par une série de chapiteaux historiés polychromes placés sur des colonnes suffisamment courtes pour permettre d’en voir les détails. Le diable est visible dans la nef, encadré par ce qui peut ressembler à des cavaliers de l’Apocalypse soufflant dans des trompes. Traité de manière naïve, l’entité diabolique n’a rien d’effrayant. L’aspect presque timide de la sculpture s’explique peut-être par la dureté de la roche employée par les tailleurs de pierre médiévaux. On ne peut exclure non plus qu’à l’époque où fut bâtie l’église, les populations fréquentant le chantier n’aient eu qu’une perception confuse du concept que le tailleur de pierre cherchait à inscrire dans le granit. Le diable de Bourbon est peut-être le reflet de la difficulté des gens peu ou pas instruits de cette période à se représenter clairement les enseignements de l’Eglise.

diable-Bourbon-détail
A titre strictement documentaire, je livre ici un échantillon des nombreuses scènes impliquant des démons qu’on peut contempler sur les vitraux de la cathédrale de Bourges, bâtie plus d’un siècle après l’église de Bourbon, dans un environnement intellectuel et économique sans aucune mesure avec la situation de la petite bourgade bourbonnaise.

diables-Bourges
L’inspiration des peintres sur verre et des artistes qui réalisent les statues de la façade du monument puise dans un registre plus élaboré. Diables et créatures infernales deviennent menaçants, leurs silhouettes se chargent de monstruosités et difformités qui témoignent avec finesse que la peur qu’inspire l’Enfer a changé de dimension en l’espace d’un siècle.

diable-Bourges-1

 

diables-Bourges2

 

diable-Bourges3

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 08:51

bénitier-Bourges

Il y a quelques semaines, j’évoquais ici l’existence dans certaines églises du Cher de bénitiers médiévaux en fonte de fer. Plusieurs lecteurs ayant manifesté un certain intérêt pour ce mobilier ecclésiastique spécifique, et constatant les difficultés qu’on rencontre sur le terrain lorsque l’on cherche à pénétrer dans la plupart des églises situées en zone rurale, il m’a paru utile de vous signaler la présence d’un de ces objets dans un lieu totalement ouvert au public.
La cathédrale Saint-Étienne de Bourges possède l’une de ces pièces rares. Disposé à l’entrée ouest gauche de la cathédrale, près du bureau d’accueil des visiteurs, ce bénitier, placé dans un angle mal éclairé, attire peu l’attention. Sa cuve est renforcée par une cuvette de zinc, qui en facilite l’entretien, mais qui lui donne un aspect moderne peu attirant pour l’amateur de vieilles pierres.
Je n’ai pas trouvé de bibliographie particulière lui étant consacré, aussi ne me permettrai-je pas de proposer une datation, mais la technique de fonte employée pour sa réalisation rappelle celle du bénitier de Lugny. Celui de Bourges n’est pas dédicacé, mais le donateur a fait figurer son blason, sur lequel une fleur de lys est bien visible, et qui doit être lisible par un spécialiste en héraldique.

bénitier-bourges-détail
Cet objet occupe donc une position idéale pour permettre à tous de découvrir cette curiosité que sont ces produits des fonderies médiévales, une lampe de poche étant plus que vivement recommandée pour en apprécier toute l’originalité.

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 18:50

antenne-carmes-1

Cela remonte à quelques décennies. Un de nos instituteurs, éduqué à la vieille école, frappait notre imagination de gamins de primaire en nous racontant le Moyen-âge en s’appuyant sur des images fortes, comme celle de ces guets nocturnes, armés de hallebardes et de flambeaux, clamant leur rassurante vigie dans les rues désertées de nos villes de naguère:
“Il est minuit, braves gens, dormez en paix...”
Les temps ont bien changé. Pour traquer le voleur et l’assassin, notre société moderne s’est équipée de caméras de vidéo surveillance. Leur œil noirâtre scrute sans relâche nos moindres déplacements.
Saint-Amand-Montrond, centre de la France et cité -auto proclamée- de l’Or est, sans conteste, une ville du XXIe siècle qui entend bien vivre avec son temps. Après un meurtre particulièrement ignoble et quelques attaques de bijouteries, elle a décidé de se doter d’un réseau imperméable de caméras censées rendre à la cité sa quiétude légendaire.
L’auteur de ces lignes préfère taire les sentiments que lui inspirent ces cyclopes globuleux juchés aux quatre coins de l’agglomération dans laquelle il n’habite pas, mais qu’il fréquente quotidiennement et est prêt à admettre qu’aux abords des collèges et lycées, lieux de vie d’une population jeune et fragile, le concept sécuritaire peut avoir un sens. Mais comment ne pas fustiger l’ inadmissible éclosion de paraboles sur les monuments historiques du cœur historique de la ville de Saint-Amand?
Cette ville possède deux édifices religieux médiévaux classés Monuments Historiques.
Son église paroissiale, datée du XIIe siècle, vient de voir son clocher crevé par une des antennes de transmission des images de vidéo surveillance. Remarquons que les toitures ont été rénovées il y a un an par une entreprise de couverture agréée par les M.H. pour éviter les fautes de goût.

antenne-eglise
Mais c’est sans aucun doute l’ancien couvent des Carmes, daté du XVe, qui a le plus souffert, même si tout est réversible, de l’offensive électronique contre l’insécurité urbaine. L’élégant clocheton de pierre qui domine l’édifice est défiguré par des paraboles de retransmission qui lui donnent depuis quelques semaines un aspect de mirador nord-coréen.

antennes-carmes2
Le rédacteur de ce blog s’étonne de l’apparente anarchie dont témoigne la prolifération de ces antennes. Comment les Monuments Historiques, pourtant d’une rigueur intraitable pour les simples particuliers dans la gestion du Plan d’Occupation des Sols, ont pu accepter de laisser balafrer un patrimoine historique tel que l’église romane et le couvent des Carmes? Quelle impression ces équipements anachroniques vont-ils laisser aux visiteurs profitant de la saison touristique ou de leur étape sur le chemin de Compostelle pour visiter le vieux quartier de Saint-Amand-Montrond?
J’ignore si ces lignes aideront à faire prendre conscience aux décideurs locaux qu’une solution alternative doit être trouvée sans délai, mais il est clair que le patrimoine historique de la ville mérite beaucoup mieux que ces ornements disgracieux.

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 09:57

Mirebeau-1

Après avoir examiné les vastes dispositifs radio concentriques d’Issoudun et de Dun-sur-Auron, revenons à des ensemble de plus petite dimension mais tout aussi remarquables, tel le terroir circulaire du lieu-dit Mirebeau, sur la commune de Verneix, dans la vallée du Cher.
Sur le terrain, sans l’aide de la photographie aérienne, l’ensemble défensif de Mirebeau passerait presque totalement inaperçu s’il ne restait pas quelques menus vestiges des fossés humides qui ont protégé la très probable motte érigée en son centre. Comme dans de multiples endroits, le dôme de terre qui soutenait l’ancien ouvrage défensif en bois a été arasé et on a conservé des fossés que des mares destinées à abreuver les animaux de ferme.

 

Mirebeau-2Les reliefs de cet ensemble défensif médiéval sont perceptibles grâce à une simple carte topographique au 25.000e. Dans cette région de bocage encore épargnée par les ravages paysagers des remembrements, les haies vives qui fossilisent les anciens tracés sont reconnues par les logiciels cartographiques de l’I.G.N.
C’est bien entendu par le survol par avion, hors de mes moyens, du site et par les photographies satellites disponibles sur internet que l’endroit révèle le rigoureux ordonnancement des parcelles qui le composent. Le centre de l’aménagement est occupé par l’emplacement de l’ancien château. Deux cercles concentriques -750 m. de diamètre pour le plus grand - délimitent une surface qui peut correspondre au schéma traditionnel d’exploitation des sols à l’époque féodale, le premier cercle pouvant délimiter la réserve seigneuriale et le deuxième cercle les tenures paysannes, comme nous l’avions déjà suggéré pour le terroir radio concentrique voisin de la Bruyère-l’Aubespin.
Outre ce château de la Bruyère, lui aussi entouré d’une très belle structure en anneaux, je me permet d’attirer l’attention du lecteur sur l’existence d’un parcellaire similaire plus à l’est de la région, autour du bourg de Malicorne, proche de Commentry, dans un contexte plus urbanisé que les deux exemples précédents.

Malicorne-2

Malicorne (03)

 

En l’absence de données archéologiques formelles, nous devons nous limiter à de simples observations pour tenter d’interpréter les raisons qui ont poussé les gens du Moyen-âge à organiser leur environnement sur un mode aussi géométrique. La première question qui se pose concerne la rareté de ces terroirs. S’agit-il d’exceptions, produits de la réflexion avisée de seigneurs plus clairvoyants que leurs voisins, ou s’agit-il de fossiles bien préservés d’un usage universel à l’époque, mais devenu rare à observer du fait des évolutions des paysages? S’agit-il d’une pratique dévolue à un modèle économique reposant sur l’exploitation différenciée des sols - espace cultivé pour les besoins du seigneur, espace cultivé pour les besoins élémentaires des paysans vivant sur place, le tout protégé des agressions extérieures par des grosses haies, forêt et friches alentours utilisées pour la pâture des animaux, la cueillette et la chasse? S’agissait-il de fondations militaires volontairement limitées dès leur création au strict nécessaire pour permettre aux occupants du lieu de survivre et ainsi contrôler les risque de développement de pouvoirs parallèles et forcément un jour concurrents de l’autorité qui les mettait en place?
Indépendamment du caractère relativement esthétique et harmonieux de ces traces au sol photographiées depuis l’espace, ces terroirs radio concentriques mériteraient une étude comparative spécifique qui pourrait aider à répondre aux questions qu’on se pose sur leurs origines.

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Published by Olivier Trotignon - dans patrimoine militaire
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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 11:36

Renaud

 

Alors que fleurissent dans notre région les manifestations misant leur succès auprès du public sur une vision folklorique et matérialiste du Moyen-âge, voire de l’Antiquité, il me plaît de prendre de la distance par rapport au bruit des combats à l’épée et au son des cornemuses pour approcher une dimension de la pensée médiévale qui laisse en général le grand public indifférent: la spiritualité féodale.
Je dis bien approcher, car l’étude d’un tel sujet demanderait, pour être complète, une vie entière de recherche. Quelques très beaux textes nous fournissent des indications sur les préoccupations spirituelles des maîtres du pouvoir régional au crépuscule de leur existence, en particulier leurs testaments, qui sont des mines de renseignements sur le sujet.
Celui de Renaud, seigneur de Montfaucon et Charenton, nous en fournit un très bel exemple.
Renaud fait coucher sur parchemin ses dernières volontés vers 1250. Vieux seigneur veuf et sans descendance, il décide de partager son héritage entre une multitude de bénéficiaires tant laïcs qu’ ecclésiastiques vivant pour la plupart dans le périmètre de sa seigneurie. Les legs sont de nature très variée. On remarque tout d’abord, après calcul, les presque 650 kilos d’argent fin divisés en livres et sous tournois promis aux divers légataires. Si on y ajoute les sommes promises par Mathilde de Charenton, l’épouse décédée de Renaud, sur son propre testament daté de 1243, c’est environ une tonne de métal précieux qui a été versée par les deux seigneuries de Montfaucon et Charenton en moins d’une décennie. Les points de comparaison, hélas, me manquent pour évaluer l’importance de cette somme pour l’économie locale de l’époque.
Aux dons habituels en rentes et en terres s’ajoutent des biens matériels plus faciles à se représenter comme le cheval de Renaud, donné à un certain Roubichon, des robes, une cuirasse, des mesures de grain. La vicairie de Montfaucon reçoit pour sa part le livre d’Heures et le missel du seigneur, ouvrages rendus précieux par leur rareté.
Les bénéficiaires individuels cités dans l’acte ont des statuts sociaux très divers. Curés, chevaliers, hommes et femmes de classe indéterminée, Renaud pense d’abord aux pauvres, jeunes filles sans dot, malades soignés à l’hôtel-Dieu de Montfaucon et étudiants, en particulier ceux qui s’instruisent à Paris. Des proches comme son barbier, ses vieux serviteurs, ses sergents, des militaires de son ost reçoivent des sommes diverses.
On relève deux détails curieux: la chapelle Sainte-Marie-Madeleine de Montfaucon reçoit 10 livres pour sa reconstruction; l’église de Sancergues, elle, se voit dotée de 50 sous pour la pose d’un vitrail.
Si plusieurs églises de campagne figurent sur la liste des légataires de Renaud de Montfaucon, c’est au clergé régulier qu’est destiné l’essentiel de son héritage, et en premier lieu aux Cisterciens, majoritaires, il est vrai, sur l’étendue de ses possessions. La première abbaye à être inscrite sur la liste de ses largesses est Fontmorigny, qui reçoit aussi la plus forte somme. Son abbé partage avec Eudes Troussebois, un des chevaliers familiers de Renaud, la charge d’exécuteur testamentaire. Fondée à l’initiative de la seigneurie de Montfaucon, Fontmorigny assumait le rôle de nécropole familiale de ces féodaux. Renaud demande à y être enterré alors que Mathilde, sa femme et Renaud, leur fils aîné, reposent à Noirlac, deuxième monastère cistercien en ordre d’importance à être couché sur le testament, avec un legs de 50 livres tournois, inférieur aux 80 livres attribuées à Fontmorigny, mais dix fois supérieur à ce qui est promis aux moniales cisterciennes de Bussière. Toutes les autres maisons observant dans le diocèse de Bourges la règle de saint-Bernard  reçoivent une somme d'argent; les moines de Bourras, dans la Nièvre, ne sont pas oubliés. On note aussi ce legs de 10 livres d’argent consenti au chapitre général de Cîteaux, autre indice de l’importance qu’occupaient les cisterciens dans les préoccupations de la féodalité berrichonne.
Ce testament confirme l’évolution de la spiritualité régionale en faveur des pratiques monacales plus conformes aux aspirations de cette société du milieu du XIIIe siècle.
Si l’église de Bourges figure sur la liste des héritiers de Renaud, on note que le seul intérêt de cet homme pour les ordres monacaux traditionnels s’exprime par la dotation des prieurés ruraux fondés sur ses terres et de l’abbaye de Saint-Satur, dans le Sancerrois.
Plus proches des préoccupations d’une société de plus en plus urbaine s’inscrivent les legs aux hôtels-Dieu des terres de Montfaucon et Charenton, aux Templiers des alentours de Bruère-Allichamps et aux Ordres mendiants nouvellement implantés dans les grandes villes de la région. Les Franciscains de Nevers et Bourges, ainsi que les Dominicains de cette cité, sont cités dans le documents.
Renaud sent que la fin de ses jours est proche. Devant l’incertitude face à ce qui peut l’attendre dans l’ au-delà, il prend toutes les garanties, lui l’ancien Croisé, pour franchir victorieux les portes du Paradis. Tous les gens qu’il aurait pu léser sont dédommagés, ses créances couvertes, sa sépulture prévue et certains serviteurs de Dieu disposés à prier pour son âme profitent de ses bienfaits. Son testament nous permet de mesurer ceux de ces serviteurs qui paraissaient les plus aptes à combler ses attentes.

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Published by Olivier Trotignon - dans sources-littérature
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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 09:24

Lugny-benitier

 

Chers lectrices et lecteurs, de tous les horizons que vous soyez, ce blog est écrit pour vous. Comme certains m’en ont fait le reproche, je ne suis pas de plan éditorial bien précis. Le sujet que j’explore est si immense qu’il n’y a pas de semaine où une nouvelle opportunité de rédiger un billet ne se présente. C’est précisément ce qui s’est produit hier. Étant présent à Bourges pour des tâches administratives annoncées de longue date, j’ai profité du soleil pour aller m’informer sur le cas d’un des plus anciens bénitiers en fonte de fer du Berry. Daté par les spécialistes de la fin du XVe siècle, son existence avait provoqué mon intérêt et je décidai de franchir les quelques kilomètres qui me séparaient de l’objet pour tenter de le photographier.
Plusieurs possibilités se présentent en de pareilles circonstances. En général, les églises sont closes, et on repart bredouille. Parfois, l’église est ouverte, et on a un libre accès à ce qu’on souhaite observer. Rarement, le sanctuaire est fermé, mais un paroissien bénévole, ou une association de pays, a laissé ses coordonnées pour permettre les visites.
Je découvrais cet après-midi là une quatrième solution, inouïe au sens littéral du terme: la porte claquée au nez. Me voici arrivé devant l’église de Lugny-Champagne, à une trentaine de kilomètres à l’est de Bourges. Je me heurte à une porte fermée, mais une  gentille dame, de ces paroissiennes qui entretiennent fidèlement les lieux de culte ruraux, m’affirme disposer sur elle de la clé, mais m’annonce devoir demander au maire du lieu, présent par hasard à quelques mètres de là, l’autorisation de me laisser pénétrer dans l’édifice.
La fatigue et la chaleur aidant, je confesse ne pas avoir perçu le signal d’alerte lancé par la dame.
Je me suis fait recevoir comme on devait accueillir naguère les lépreux de passage: m. le maire, dont je n’ai pas perdu mon temps à retenir le nom, m’a proprement envoyé au diable. Traité comme un malpropre, j’ai appris que pour pénétrer  dans l’église de Lugny, il fallait  formuler une requête écrite à la mairie, qu’on avait jamais vu ça etc etc....
Monsieur le maire, même si j’imagine que vous ne lirez jamais ces lignes, sachez au moins qu’il n’est pas dans ma nature de me courber devant des gens comme vous pour pénétrer dans un lieu public, et, avant de traiter les historiens comme des chiens, pensez à vérifier la solidité de leur muselière. Vous avez considéré mes arguments avec mépris, j’ai de même fait litière de votre refus de me laisser accéder à une pièce rare de notre petit patrimoine.
J’ai quitté les lieux, fait juste en voiture le tour du pâté de maison et suis revenu. Comme c’était prévisible, la porte de l’église était...

Lugny-porte

ouverte, la petite dame s’occupant à l’intérieur. Devant un de vos administrés hilare, j’ai pris quelques photos du bénitier, sans dépasser le seuil de l’église, pour ne pas mettre la personne en difficulté.
En revenant dans mon Boischaut natal, je pensais à tous ces élus locaux qui m’ont accueilli à bras ouverts depuis presque un quart de siècle de recherches au service de la région, à ceux qui suivent mes conférences et qui adhèrent à ce blog. J’ai même revu poindre l’inimitable silhouette de Jean, Marie Dumontet, regretté maire de Vesdun qui récompensait tous les gens qui avaient aidé à la promotion culturelle de sa commune par le titre envié de “chevalier de saint-Guerlet”. Tout est une question d’élégance.
Pour revenir au sujet principal, voici les photos d’un objet dont je n’ai eu le loisir de mesurer ni la hauteur, ni le diamètre, qui semble être un des plus anciens bénitiers berrichons coulé en fonte de fer à la fin du XVe siècle. Son diamètre extérieur porte deux décors en bandeau portant une légende, peut-être une dédicace. Un autre modèle contemporain existe à la Chapelle-Hugon, vers Sancoins, et fera, je l’espère, le sujet d’un billet à venir. D’autres bénitiers de fonte plus récents peuvent être observés dans différents villages du département du Cher, comme c’est le cas, par exemple, à Saint-Baudel, entre Mareuil et Châteauneuf-sur-Cher.
Ces produits de forge rappellent que le Berry fut, depuis l’époque des Bituriges, un haut lieu de production sidérurgique en France et que des mines et carrières de fer ont été exploitées dans toute la partie sédimentaire de son territoire. Dommage qu’il faille parfois affronter des situations ubuesques pour les admirer!

 

Lugny-benitier1-

 

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 18:00

Evaux-clocher

Evaux - clocher porche

 

Comme nous l’avons déjà souligné à plusieurs reprises dans ces pages, des liens étroits unissaient au Moyen-âge le sud du Berry à la région voisine de la Marche limousine. L’Histoire a entre autres retenu le nom de deux églises du Cher, celle de Saulzais-le-Potier et celle, proche de la première, située dans la paroisse d’Arcomps, qui appartenaient aux chanoines de la collégiale d’Evaux, aujourd’hui Evaux-les-Bains, dans la Creuse.
Si on ne connaît pas les circonstances dans lesquelles les religieux marchois acquirent l’église Saint-Georges d’Arcomps, signalée comme faisant partie de leur patrimoine en 1158 par un acte des Monumentia Pontificia Arverniæ, nous possédons la trace de la charte par laquelle Léger, archevêque de Bourges, donna l’église Saint-Austrille (qu’on peut orthographier sous les formes Saint-Aoustrille ou Saint-Austregesile, traductions possibles du latin Sancti Austregesili de Sauziaco) à la communauté d’Evaux en 1117. Le texte produit par les scribes de l’archevêché de Bourges ne donne pas la raison qui motiva la cession de ce bien.
Un détail, toutefois, peut nous permettre de formuler une hypothèse. Evaux fut, au Moyen-âge, un important lieu de pèlerinage où l’on vouait un culte aux reliques de saint Marien. Or, il existe, non loin de Saulzais-le-Potier un lieu dit “Saint-Marien”, entre les paroisses d’Epineuil et de Saint-Vitte, tout près du tracé de l’ancienne voie menant de Montluçon à Bourges. Cet endroit, qui n’accueille aujourd’hui plus que des corps de ferme tout à fait ordinaires recouvrirait, d’après le grand connaisseur des Saints berrichons que fut le père Villepelet*, l’ancien ermitage dans lequel Marien se serait retiré du monde. Les habitants de la contrée s’y déplaçaient pour invoquer l’intercession du thaumaturge pour soigner un mal difficile à classer dans la typologie médicale moderne, Marien étant souverain pour apaiser les enfants “rechignoux”. Je laisse au lecteur le soin d’apprécier la pertinence de ce diagnostic.
Nous n’avons bien entendu aucun moyen de vérifier les affirmations de Jean Villepelet, mais la coïncidence entre cette légende et le don que fit l’archevêque berruyer à ses frères marchois a une certaine cohérence. 
En l’absence d’autres indices, il serait périlleux d’être affirmatif sur la nature des biens que représentaient Saint-Georges d’Arcomps et Saint-Austrille de Saulzais. Ces églises contenaient-elles des reliques de Marien? L’ermitage faisait-il partie du patrimoine de l’une d’elle? Les chanoines ont-ils cherché à s’approprier toutes le formes connues de culte à leur saint tutélaire? L’église de Saulzais a t-elle été le point de départ d’un chemin de pèlerinage vers Evaux?
L’association de ces deux terroirs distants de près de soixante-dix kilomètres nous rappelle toute la richesse et la complexité de la spiritualité médiévale qu’on aurait trop souvent tendance à réduire à quelques pratiques emblématiques, et qui
foisonnait dans les régions rurales comme la notre.

 

Evaux-tympanEvaux- tympan intérieur

 

*Mgr J. Villepelet
Sur les traces des Saints en Berry
Bourges 1968 152 pages

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 07:57

anniversaire-blog

Un récent article de la rue l’Histoire rappelait le désintérêt des hommes des temps médiévaux pour les dates anniversaires de naissance, qui leurs préféraient le souvenir du jour du trépas des individus.
Assumons donc notre modernité en évoquant les deux ans d’âge de ce blog et en dressant un rapide bilan de son fonctionnement.
Berry médiéval compte aujourd’hui des lecteurs, dont certains réguliers, sous toutes les latitudes et sur tous les continents. Outre l’ensemble de l’Europe jusqu’à la Russie (on me pardonnera mon incorrigible géocentrisme), le compteur de visites consultable au jour le jour sur le petit planisphère à droite de cette page montre que son contenu est affiché sur des écrans dans les départements et territoires d’Outre-mer, en Amérique du Nord avec une pensée particulière pour nos amis du Québec, en Amérique latine avec une fréquentation plus qu’anecdotique au sud de l’Equateur. Les pays du Golfe de Guinée et du Maghreb comptent des lecteurs fidèles, de même que ce monde asiatique qui fascinait tant les occidentaux d’avant la Renaissance, Chine, Japon, Vietnam, enregistre aussi quelques connexions régulières. 15 personnes se sont inscrites à la “newletter” et sont informées directement de la publication de chaque nouvelle contribution.
Au 23 juin 2010, ce blog a été ouvert plus de 23000 fois pour 63000 lectures d’articles.
285 commentaires, dont certains tout à fait passionnants et l’écrasante majorité très sympathiques, complètent le contenu des billets. Les lecteurs parviennent jusqu’ici en grande partie par le biais des moteurs de recherches mais aussi par des liens que certains d’entre vous m’ont fait l’amitié de bien vouloir inscrire sur leurs propres espaces internautes. Les recherches sont en général très ciblées -le château de Bois-Sir-Amé est le lieu qui mobilise le plus les érudits-, parfois déconcertantes -à quel ordre appartient l’abbaye cistercienne de Noirlac?, version “Berry médiéval” de la fameuse question sur la couleur du cheval blanc d’Henri IV- et quelquefois féroces -tel ce  ”Olivier Trotignon travestit l’histoire” qui m’a beaucoup amusé.
Merci donc à vous tous, amis, collègues, lectrices et lecteurs de tous les horizons pour votre soutien si fidèle. Un merci tout particulier à mon presque voisin du Haut-Berry, Sirius, dont le blog dédié au village de Veaugues est accessible en première place dans la rubrique “liens” à droite de cette page, pour la densité et la qualité de sa participation aux commentaires.
Je noublie pas l’aide précieuse des journalistes régionaux de la presse quotidienne, hebdomadaire et radiophonique à la promotion de ce site.
Berry médiéval poursuit sa route en compagnie de son blog associé “le livre de Meslon”, dont le lectorat est légèrement différent et est toujours accompagné par la cohorte d’ânes de mon troisième blog “Ânes Grand Noir du Berry”. Quelles que soient les thématiques abordées, votre visite est toujours fortement appréciée!

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 19:05

Louis-I

 

Je ne peux résister au plaisir d’inviter les lecteurs de l’édition du Cher de l’hebdomadaire l’Echo du Berry à lire en dernière page de l’édition du 17 au 23 juin le savoureux portrait dressé par Bernard Chansou de Louis Imbault, dit Petit Louis, figure pittoresque et terriblement attachante de la culture historique et archéologique locale.
Louis Imbault est un personnage inénarrable. Né dans un milieu d’agriculteurs, Il devint l’élève de mon maître Émile Hugoniot, professeur de latin au collège de Saint-amand-Montrond. C’est au contact des lettres latines que Louis se forgea une culture personnelle aussi surprenante qu’inattendue chez une personne d’apparence si simple. C’est en 1974 que je fis sa connaissance sur le chantier de fouilles néolithiques du Camp de César, à La Groutte. S’exprimant avec un accent berrichon authentique et un vocabulaire rabelaisien, Louis Imbault fit une énorme impression sur le gamin que j’étais encore à l’époque.
Son bâton de maréchal fut acquis lorsqu’il fut nommé à la dignité de guide officiel des Monuments Historiques (en uniforme avec casquette assortie) pour le site gallo-romain de Drevant.
Je mesurais l’immense gentillesse de cet “ami de trente ans” lorsque, à l’occasion d’un événement douloureux qui venait de frapper ma famille, il fit à presque 80 ans une soixantaine de kilomètres en vélomoteur sous le soleil d’été pour venir se recueillir à l’église de Saint-Amand.
Petit Louis fut un de mes plus fidèles auditeurs lors de mes conférences à Vesdun, village où il passe une retraite paisible, et aucune de ses interventions spontanées et parfois...débordantes, ne fut un obstacle au bon déroulement de mes exposés.
Que les dernières années de cet être étonnant soient douces, et chargées de belles histoires. Bonne lecture à tous ceux qui pourront se procurer cet article.

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 11:25

tresor-Souvigny

trésor de Souvigny

 

Je ne connais aucun collègue, historien ou archéologue, qui n’ait, à un moment ou à  un autre de sa carrière, été confronté à une histoire de trésor. Ayant débuté très tôt dans ma vie cette activité qui me permet aujourd’hui de tenir cette chronique de l’histoire et du patrimoine médiéval en Berry, j’ai eu à plusieurs reprises l’occasion de recueillir un certain nombre de récits, allant du plus fantasmagorique au témoignage avéré de découvertes de caches monétaires.
Les histoires les plus invraisemblables circulaient, dans les années soixante-dix, autour des souterrains de la forteresse de Montrond, à Saint-amand, dans le Cher. Peut-être encouragés par la mode pour l’ésotérisme, les civilisations mystérieuses et autres dimensions fantastiques, les saint-amandois qui venaient visiter notre chantier de fouilles d’alors débordaient d’imagination. Les quelques galeries souterraines que nous exhumions devenaient l’antre de trésors qui eussent fait paraître Toutankhamon pour un brocanteur du dimanche. Tour à tour le Veau d’Or ramené d’Orient par les croisés, un crucifix en or de plusieurs tonnes et une représentation de la Cène, coulée dans le même métal, composée du Christ, de ses douze apôtres et de la table, le tout grandeur nature, étaient autant de promesses de n’être qu’à quelques coups de pioche de la fortune.
On pouvait même alors encore visiter la galerie forée au début du siècle par un ancien carrier saint-amandois dans le massif calcaire soutenant la tour dite de l’Emir en quête d’une de ces fabuleuses œuvres d’art.
Beaucoup plus raisonnable fut ce récit que je recueillis en 1977 pendant que j’étais au collège et qui me fut rapporté par une personne qui me fit alors promettre le silence sur l’inventeur et le lieu exact de la découverte, serment que je respecterai ici en taisant l’identité de l’artisan et des propriétaires qu’il spolia par son indélicatesse. Les faits rapportés me paraissent tout à fait dignes de foi. Ayant beaucoup fréquenté le monde de la maçonnerie et des travaux publics, j’ai entendu parler à plusieurs reprises de petites cachettes retrouvées dans des vieux bâtiments, lors de rénovations ou de démolitions, dont le contenu allait de quelques pièces et vieux billets en passant par des armes de chasse ou de guerre, soustraites à la vigilance des autorités pendant l’Occupation.
Car c’est un artisan maçon qui est au centre de cette histoire. Embauché pour faire le ravalement d’une maison médiévale située dans le centre historique de Saint-Amand, son premier travail consista à marteler les anciens enduits (intérieurs ou extérieurs, je n’ai jamais su) pour mettre les murs à nu. Une des cloisons rendit à un endroit précis un son plus sourd, et le maçon vit qu’une pierre manquait et était remplacée par un bouchon de mortier, ce qui n’a rien d’étonnant dans des vieilles constructions souvent réaménagées au gré des générations. C’est là que la pointe de son outil creva une mince cloison de plâtre, et que des pièces d’argent se mirent à couler de la cavité sur le sol jonché de gravats. Devant le volume des monnaies mises à jour, l’artisan eut l’idée toute simple de vider sa caisse à outils de son contenu, d’y cacher le trésor, et de le ramener chez lui à la pause de midi. Travaillant sans ouvriers, donc sans témoins, et les propriétaires n’ayant aucune méfiance à son égard, il put quitter le chantier sans éveiller le moindre soupçon.
Je n’ai pas vu personnellement ce trésor, gros de quelques centaines de pièces et surtout n’ai aucune idée de ce qu’il est devenu depuis la mort du maçon. La seule certitude, c’est que la personne qui m’a raconté cette anecdote a reconnu, quand je le lui ai montré, le même modèle de monnaies qui composaient un trésor découvert dans le quartier de l’église, dont deux pièces m’avaient été données alors par le regretté R. Soulat, numismate amateur. Le trésor volé pouvait dater du XVe siècle, ce qui correspond à d’autres trouvailles locales.
Un fait curieux vint, quelques années plus tard, réveiller ce vieux souvenir. Croisant le propriétaire de la maison au trésor, celui ci, avec une pédanterie tout à fait désagréable pour le simple étudiant que j’étais alors, se mit à expliquer son métier au “petit historien” qu’il estimait avoir face à lui, et entreprit de me démontrer que ses connaissances sur l’histoire de Saint-Amand-Montrond dépassaient de très loin la médiocrité de son savoir. J’ai savouré intérieurement ma revanche lorsqu’il m’affirma qu’une légende rapportait qu’un trésor se trouvait quelque part caché dans les murs de sa maison. Que pouvais-je faire d’autre que de l’encourager à poursuivre ses recherches?
Cette histoire a au moins le mérite de confirmer, comme nous l’avions déjà remarqué pour d’autres caches monétaires, comme celle étudiée par R. Soulat, que Saint-amand a connu, à la fin de la Guerre de cent ans, un épisode de thésaurisation spontanée qui indique soit une menace extérieure contre la cité, qui a poussé les bourgeois à cacher leurs valeurs, soit un épisode de dévaluation de la monnaie qui a incité les commerçants de la ville à mettre à l’abri du fisc des réserves d’argent fortement titré. Il est curieux que les sommes ainsi protégées n’aient jamais été récupérées par leurs propriétaires.

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Published by Olivier Trotignon - dans économie
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