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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 10:33

oratoire

 

L’édifice que nous visitons aujourd’hui est plus intéressant par sa dimension spirituelle que monumentale, et  compte essentiellement pour avoir été intimement lié à l’enfance d’une grande figure de l’histoire de la région à la fin du Moyen-âge: Jeanne de France.
N’ayant pas étudié cette personnalité historique par l’intermédiaire des sources de l’époque, je me contenterai d’évoquer brièvement les informations recueillies par le Conseil général du Cher à l’occasion des manifestations ayant célébré en 2002 le 500e anniversaire de la fondation par Jeanne de France de l’Ordre féminin de l’Annonciade. Mes collègues berruyers ont ainsi noté que Jeanne de France, fille du roi Louis XI et de la duchesse Charlotte de Savoie, passa une grande partie de son enfance au château de Lignières, vieille forteresse médiévale détruite depuis. A la lisière du château était construite l’église du village, qui conserve encore aujourd’hui, malgré d’importantes transformations, quelques parties médiévales.
Jeanne fut mariée avec le frère cadet du roi de France Charles VIII. Au décès du roi, son époux, devenu Louis XII, la répudia pour épouser la duchesse Anne de Bretagne et, sous forme de dédommagement, offrit le duché de Berry, apanage royal, à sa première femme. Revenue dans la région en 1499, Jeanne se consacra à des œuvres pieuses au nombre desquelles la fondation de l’Ordre de l’Annonciade, dont le premier couvent fut construit proche de l’actuelle place Séraucourt. La chapelle en est encore visible dans l’enceinte du quartier militaire. La duchesse Jeanne mourut en 1505 à l’âge de 41 ans et fut inhumée dans cet enclos religieux. Réputée miraculeuse, cette figure très particulière de l’histoire de la région fut béatifiée en 1742 et canonisée en 1950.

annonciade-Bourges

 

Dès son enfance, Jeanne se fit remarquer par l’exercice d’une grande piété, passant de longs temps de prière dans l’église de Lignières. Elle choisit ainsi la petite chapelle à gauche du chœur pour exercer sa foi. Le seul aménagement spécifique observable sur place est une cheminée dotée d’une foyer minuscule au ras du sol dont la construction fut ordonnée par le Louis XI pour rendre les veilles de sa fille moins inconfortables, dans cet édifice haut et glacial où la santé de l’enfant était menacée.

oratoire-foyer

 

Peu connu du grand public local, cet oratoire n’a d’intérêt réel que pour les croyants ou les spécialistes de l’histoire de cette duchesse de Berry, mais demeure un petit patrimoine touchant par sa simplicité. Il faut noter que suite à des dégradations, l’église de Lignières est rarement accessible. Mieux vaut se renseigner à l’Office de tourisme local avant de prévoir une visite sur place.

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20 décembre 2010 1 20 /12 /décembre /2010 11:52

La-Berthenoux-chevet

 

Voici plusieurs mois, nous avions fait le récit des tragiques événements de Saint-Germain-des-Bois, près de Levet, dans le Cher, lorsque des moines cisterciens de Noirlac avaient, avec leur abbé à leur tête, tué un curé de campagne et agressé un officier du roi.
Les faits relatés ici ne sont pas aussi dramatiques que l’affaire de Saint-Germain, mais s’inscrivent néanmoins dans le registre d’une violence monastique contre laquelle la justice royale a réagit en ordonnant le procès des responsables et leur condamnation à de lourdes sanctions financières.
C’est, d’ailleurs, un problème d’argent qui est au cœur de la querelle qui éclate à la Berthenoux, dans l’actuel département de l’Indre, en 1308 et, comme à Saint-Germain-des-Bois l’année précédente, la perception des dîmes conduit à un affrontement entre deux communautés religieuses. Cet impôt, destiné à la vie du clergé et à l’entretien de son patrimoine, pouvait avoir de multiples bénéficiaires, pas toujours locaux, en fonction de très anciens accords ou restitutions de droits spoliés par des laïcs. Ainsi, à La Berthenoux, les clunisiens de l’abbaye de Massay possédaient un prieuré qui leur donnait droit à au moins une part des dîmes prélevées dans cette paroisse. Des menaces avaient-elles déjà été formulées contre ces religieux qui se firent assister par la justice du roi? On pourrait être tenté de le supposer car étaient présents au moment des faits le procureur de l’abbaye de Massay, le prieur de la Berthenoux, le curé du village et deux sergents royaux. Le renfort des sergents ne suffit pas arrêter une bande moines de la grande abbaye de Déols, qui possédait de nombreux prieurés dans la région, armés d’épées, de massues et de bâtons, qui se ruèrent sur le petit groupe. Le chapelain de la Berthenoux fut roué de coups jusqu’au sang et l’un des sergents fut empoigné par les agresseurs qui lui crachèrent au visage et le forcèrent à s’incliner jusqu’au cou de son cheval. La défiance des religieux de Déols alla jusqu’à prononcer des menaces envers le roi, ce qui, avec le sort réservé au sergent, pouvait être qualifié de crime lèse-majesté.
La justice royale ne tarda pas à se prononcer sur cette agression. Le souverain réclama à l’abbaye de Déols 500 livres pour lui, 50 pour le chapelain et 20 pour le sergent. Cette condamnation n’empêcha pas, quelques temps plus tard, un nouvel incident. Des moines en armes dérobèrent le produit de la dîme récoltée par Massay -sans doute sous forme de céréales- et mise sous la sauvegarde du roi par un des sergents.
Peut-être peut-on voir derrière ces deux affaires, celle de Saint-Germain et celle de La Berthenoux, le symptôme du début de la longue crise du XIVe siècle, qui commença par une succession de mauvaises récoltes et qui évolua vers une épidémie de peste, des révoltes populaires et qui fut aggravée par le début de la Guerre de 100 ans. Une diminution du revenu des abbayes peut expliquer les tensions constatées en Berry à cette époque.

 

La-Berthenoux-chapiteau

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 19:21

Argenton1

Il n’est pas certain que tous les visiteurs qui viennent découvrir le musée d’Argentomagus, près d’Argenton-sur-Creuse, dans l’Indre, connaissent l’admirable trésor médiéval visible à quelques pas du site gallo-romain et de l’espace muséographique ouvert au sein des ruines. Toute proche, l’église de Saint-Marcel mérite absolument d’être découverte.

 

Argenton2

Nous avions, il y a quelques mois, consacré un billet à la rare série de motifs d’inspiration irlandaise qui encadrent l’entrée de l’église de Saint-Marcel. L’intérieur du sanctuaire est plus étonnant encore. Aux voûtes d’une grande élévation répond une profonde crypte, qui conserve quelques éléments lapidaires de choix, mais le plus beau est encore ailleurs. Sans négliger une grande fresque de la fin du Moyen-âge, l’église recèle un remarquable trésor rassemblé autour des reliques de saints Marcel et Anastase, martyrisés, selon la tradition, dans l’ancienne cité gallo-romaine.
Sobrement présentées et éclairées, plusieurs pièces magistrales mériteraient chacune un article détaillé. Reliquaire de bois polychrome, chasse en émaux limousins, chef-reliquaire et son âme de bois..., il n’est pas utile de faire le détail de cette admirable collection qui couvre plusieurs générations d’Art sacré, et dont les premières pièces furent façonnées au XIIIe siècle. Sur place, un panneau didactique énumère et commente chacune des œuvres exposées.

Argenton3

Ne disposant pas du matériel photographique nécessaire à la couverture complète de la série dans des conditions de lisibilité optimales pour le lecteur, je me suis contenté de fixer seulement quelques détails, brefs échantillons du soin et de l’application des artisans médiévaux à magnifier des reliques plus précieuses que le métal et les émaux qui les protégeaient. Le lecteur, lors de sa visite, saura pardonner les lacunes iconographiques de cet article.
Pour beaucoup de gens de la moitié nord de la France et des régions encore plus septentrionales, francophones ou non, Saint-Marcel est sur la route du Sud. Très facilement accessibles à partie de l’autoroute A20, le trésor de son église et le musée archéologique voisin sont une étape à ne pas manquer.

Argenton4

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 10:00

Condé-crypte

 

Pour le dernier volet de notre série de billets consacrés de l’église romane de Condé, près de Lignières-en-Berry, dans la vallée de l’Arnon, empruntons l’un des deux étroits couloirs qui nous mènent vers la partie souterraine du sanctuaire.
Semi-enterrée serait le terme le plus approprié pour qualifier la crypte de Condé, dont le sol est juste un peu plus bas que le niveau de la nef. Cette grande salle, dont les voûtes reposent sur huit piliers centraux, n’est que partiellement encaissée dans le sol de l’édifice. Le volume a été produit en rehaussant de manière significative le sol du chevet, ce qui produit ce curieux effet d’église à deux niveaux. Très sombre, la crypte de Condé n’est éclairée naturellement que par trois petites ouvertures ménagées au ras du sol extérieur actuel, et par la faible luminosité qui parvient de la nef par l’intermédiaire de ses deux galeries d’accès. Les éclairages électriques actuels sont bien entendus les bienvenus, mais ils donnent à cet espace une dimension artificielle que les gens du passé n’ont pas pu connaître.

Condé-couloir

Outre l’équilibre de ses formes et sa sobriété -un seul visage humain est taillé dans la pierre du chapiteau d’une des colonnes - la crypte présente un aménagement original, sous la forme d’un portique dont le linteau a été cassé et restauré de manière assez maladroite, mais dont la fonction, si c’est bien celle d’origine, mérite d’être décrite.

Condé-portique

Au fond de la salle, sur un petit autel, est présente une belle statue de calcaire polychrome représentant saint Denis.

 

Condé-st-Denis

Dans ce pays de petits vignerons disposant chacun de quelques ares de vigne pour leur consommation domestique, le vin occupait un rang élevé au nombre des préoccupations quotidiennes de nombreux habitants. Jusqu’à une date récente, qu’on peut situer vers les années cinquante du siècle passé, les vendangeurs amenaient à Condé les plus petites de leurs barriques et les faisaient rouler jusque dans la crypte. Là, on les faisait passer sous le portique à droite de la statue, dans l’espoir de protéger la future vendange des différentes maladies qui pouvaient anéantir les cuvées. Le fait est d’autant plus remarquable que tous les vignerons de la contrée n’étaient pas, et de loin, des croyants fidèles mais étaient quand même très attachés à  ce rite.
Dans une région où les traditions populaires ont été en grande partie conservées par l’oral, et où on peine à trouver des historiens pour explorer les archives, il est impossible d’affirmer que ce culte de saint Denis protecteur du vin remonte aux origines de la construction de Condé. Le petit portique, contemporain des murs du sanctuaire, peut avoir été conçu pour une tout autre finalité. La grande crise du phylloxéra peut avoir poussé les paysans dans le désarroi à se tourner vers saint Denis pour les aider à surmonter l’épreuve terrible qui s’abattait sur leurs exploitations. Il faut donc rester très prudent sur les origines de ce micro-pèlerinage, mais on ne doit pas non plus exclure d’avoir là la rémanence d’un très ancien culte dionysiaque, christianisé sous la forme d’une dévotion à saint Denis.

 

Condé-autel

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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 21:34

mammouth sibérien

 

Je crois, au cours de ces trois décennies de recherches consacrées au passé du Berry, ne rien avoir jamais trouvé de plus étrange que cette évocation, à l’occasion de ma récente enquête documentaire dédiée à la Grosse Tour de Bourges, des ossements d’un géant exposés dans la Sainte Chapelle de cette ville. Plusieurs écrivains, de la Renaissance à la fin de l’Ancien Régime, ont en effet affirmé avoir vu, accrochés aux murs de la chapelle construite sur les directives du duc Jean de Berry, les ossements d’un humain de presque huit mètres de hauteur. Cet être monstrueux avait même un nom, Birat, ou Briat. Jean Chaumeau, dans son Histoire du Berry, le sieur Coulon, qui guide le voyageur sur les routes de France, Jodocus Sincerus, docte allemand du 17e siècle, voient tous séparément le squelette, qui fait sur eux forte impression.
Fulgose, auteur italien, relate de son coté que fut découverte en 1456, aux bords du Rhône, près de Crussol, la sépulture d’un géant dont les os furent conduits à Bourges. Cette origine extra-régionale n’empêcha pas le menu peuple berruyer d’affirmer que le monstre avait été trouvé en Berry, d’ où son surnom de “géant de Bourges”.
Cet extraordinaire vestige, plus connu des historiens de la médecine que de ceux de la province, ne fut pas unique en son genre -d’autres géants sont observés dans des édifices religieux  du sud de la France et de Sicile- et servit même de preuve sur laquelle s’appuyèrent les savants argumentant de l’existence sur Terre d’un peuple de géants antédiluviens, dont la Bible et la mythologie antique attestaient l’authenticité. Témoignages de la croyance d’un âge où aurait vécu une faune humanoïde monstrueuse, les ossements découverts à Crussol n’échappèrent pas à l’immense intérêt du duc Jean de Berry pour les merveilles de la nature. Ce prince, fasciné par les étrangetés dont le monde semblait peuplé, réunit dans les murs de sa Sainte Chapelle de Bourges avec ce squelette le simulacre d’un cervidé gigantesque, le “Ranchier” et une dépouille de crocodile, sans doute accumulés là pour frapper l’imagination des visiteurs et provoquer l’éblouissement de ceux-ci dans un monument qui se voulait l’égal de la Sainte Chapelle de Paris.
Ces os, dont au moins l’un était un fémur, furent dispersés et perdus lors des étapes successives de la ruine de la chapelle, jusqu’à sa destruction complète au 18e siècle. Si nul naturaliste rompu à l’anatomie comparative ne s’est jamais penché sur ces fossiles, on comprend, en recherchant des informations sur le périmètre d’où furent exhumés les os gigantesques, que le peuple de Bourges et de nombreux savants et curieux européens vinrent s’extasier devant les restes d’un mastodonte datant de la glaciation de Würm. Plusieurs dépouilles de mammouths ont été identifiées depuis dans la région de Valence.
On comprend que, pour un homme du Moyen-âge ne disposant pas de toute notre culture scientifique et bercé dans un univers dans lequel la monstruosité était aussi admise que la réalité des miracles, des ossements exhumés dans une région éloignée de tout interface avec la mer et ses mammifères et l’Afrique avec ses pachydermes, pouvaient parfaitement passer pour ceux d’une race anthropomorphe disparue depuis les Temps bibliques.
Signalons que le géant Briat pourrait avoir inspiré les peintres qui ornèrent le château des ducs de Bourbon à Moulins car, dans une chambre de celui-ci, on pouvait naguère contempler dans une chambre la fresque “d’un Géant dont les os, à c e qu’on dit, sont à Valence, dans le Dauphiné”.
Aucun cabinet de curiosités local, ni l’actuel muséum d’histoire naturelle de la ville, ne semble avoir gardé de fragment de cet éléphant paléolithique devenu, l’espace de quelques générations cent siècles après son trépas, une légende du Berry d’autrefois.

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 09:12

danse-detail1

 

Si le thème des danses macabres est propre à la production artistique de la fin du Moyen-âge, il semble, sans être spécialiste de la question, que le peintre qui a réalisé la fresque sur laquelle nous nous arrêtons aujourd’hui était un homme du XVIe siècle, si on se rapporte aux costumes portés par les gens représentés sur le mur de la petite église de Condé, près de Lignières-en-Berry, dans le Cher. Nous dépassons donc légèrement les repères chronologiques habituels des contenus de ce blog, mais le fait m’a paru assez singulier pour mériter d’en signaler l’existence aux amateurs d’œuvres anciennes.
La danse macabre de Condé n’est pas en bon état. La dégradation des pigments résulte d’un mauvais entretien général du bâtiment qui a longtemps pris l’eau. Nous sommes donc plus proches de l’interprétation que de la lecture.

 

danse-Condé

Dans un grand cadre ocre sont représentés cinq silhouettes dont une curieuse représentation de la Mort frappant d’un long trait se finissant par deux barbelures un personnage qui semble féminin. Les trois autres figures ne sont pas assez précises pour être décrites. On remarque que deux portent des culottes bouffantes assez communes pour les hommes à la Renaissance et la dernière une aube ou un manteau. Quelle que soit la classe sociale exacte de chacun de ces individus, ils étaient l’image dans laquelle chaque membre de la société locale pouvait se reconnaître et méditer sur la fragilité de son existence.

 

danse-detail2

Il faudrait demander l’aide des historiens modernistes pour proposer une explication à la présence de cette fresque insolite dans ce sanctuaire rural. On associe en général les danses macabres aux difficultés de vie à la fin du Moyen-âge, période où les guerres, les désordres climatiques, les épidémies de peste et les troubles sociaux ont déstabilisé nos régions. La vallée de l’Arnon a peut-être été frappée par une vague épidémique qui a rempli les cimetières et inspiré un artiste local.
Icône incomplètement squelettique, la Mort est traitée avec une certaine naïveté.

 

Lire aussi sur Condé:

 

Un sanctuaire roman primitif: l’église de Condé (18)

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 10:39

romain-Bourges

 

Il arrive, en visitant une église médiévale, qu’on remarque dans les maçonneries la présence d’éléments de sculpture ou d’architecture rapportés. Le plus fréquemment, ces blocs sculptés sont d’origine gallo-romaine. Un bref inventaire de quelques exemples choisis dans le département du Cher permet de comprendre les motifs qui ont été à l’origine de ces réemplois.

La récupération de matériaux

On l’observe très bien à Bourges. Outre la conservation de certaines sections de l’enceinte gallo-romaine dans les remparts conçus pour défendre la ville, les gens du Moyen-âge ont profité de la présence de ruines antiques pour prélever, peut-être dans l’urgence, des blocs taillés et parfois sculptés pour renforcer la sécurité dans leur cité. La partie du rempart qui est visible de la terrasse du parking souterrain situé sous la mairie de Bourges comprend plusieurs éléments architecturaux prélevés sur des temples ou bâtiments civils datant de l’Antiquité.
Dans l’église de la Celle, proche du grand site d’Allichamps, on retrouve quelques belles pierres portant des fragments d’inscriptions à l’intérieur et l’extérieur de la construction.


L’ornementation d’églises

Quelques églises romanes sont agrémentées de sculptures gallo-romaines. Sur l’église de Venesmes, c’est une stèle funéraire représentant un homme qui est  scellée sur la façade. Une stèle juvénile est visible sur la façade reconstruite du prieuré d’Allichamps, non loin de là.

romain-Venesmes

A Drevant, sur l’église Saint-Julien, c’est un acrotère antique identique à ceux trouvés dans le sanctuaire gallo-romain qui est scellé sur la façade.

romain-drevant

Ces exemples ont plusieurs points communs. Même si c’est presque une évidence, il faut que les églises concernées soient proches d’un site antique. Dans les trois cas, l’archéologie révèle des traces d’occupation importantes, avec présence de cimetières, villae et aires cultuelles. On remarque aussi la pauvreté ornementale des surfaces sur lesquelles sont réemployés ces éléments. Drevant et Venesmes n’ont presque pas de sculptures et la façade d’Allichamps, même si le reste du prieuré est richement orné par des chapiteaux et modillons de grande qualité, est presque nue.
Rien ne permet de dater l’époque de ces  réemplois. Contrairement à ce qu’ont pu prétendre sur le sujet certains passionnés d’ésotérisme, ces statues n’ont certainement rien à voir avec une survivance des cultes païens. Plus simplement, on peut imaginer que les paroissiens ont saisi l’ opportunité d’embellir la façade de leurs sanctuaires paroissiaux à l’occasion de découvertes fortuites de vieilles sculptures, et d’offrir ainsi à leurs églises des ornements que les bâtisseurs romans n’avaient pas eu le loisir d’ajouter lors de leur construction.

La figuration d’un chevalier du XIe siècle

Une très curieuse découverte fut faite en 1974 lors des fouilles de la nécropole médiévale du prieuré de Drevant.
Une stèle de grès, disparue depuis, se trouvait sur la dalle de couvercle d’un sarcophage contenant très probablement les restes d’un des chevaliers fondateurs du prieuré. Cette stèle funéraire taillée dans une roche locale et venant certainement du cimetière antique indigène (dont l’emplacement demeure inconnu) peut être une forme très primitive de représentation du défunt, comme on en trouve plus tard sur les gisants et plates-tombes dont la région a conservé quelques beaux exemplaires. Ce cas est à ma connaissance unique dans la région.

Stèle-Drevant

 

Les acrotères du château de Montrond

Je profite de cet article pour évoquer un souvenir de jeunesse d’une découverte non publiée, mais qui avait fait l’objet d’un article à l’époque dans un journal local. En 1981, déblayant la plate-forme de la tour dite “de l’émir”, à Montrond, et cassant pour l’occasion un vieux banc de pierre datant de l’ancien parc public, nous eûmes la surprise de trouver deux acrotères gallo-romains brisés, en guise de support de la dalle du banc. Identiques à ceux trouvés à Drevant, leur présence en ce lieu n’a jamais été élucidée et a été pratiquement oubliée.

romain-Montrond

Plusieurs hypothèses peuvent être avancées pour expliquer cette curiosité archéologique. La première soulignerait l’existence possible d’un temple gallo-romain sur la butte de Montrond, complètement bouleversée par les travaux médiévaux. Ces acrotères auraient fait partie des ornements de cette construction primitive. La situation privilégiée de la butte de Montrond dans le paysage, la proximité de Drevant, la présence de quelques monnaies isolées et d’un trésor monétaire romain sur place sont des arguments recevables, mais non décisifs.
La seconde, plus admissible car en accord avec les principes esthétiques de la Renaissance, nous conduirait vers la récupération d’éléments de décoration antique ramenés de Drevant, d’Allichamps ou de tout autre site cultuel local non identifié, pour agrémenter la vieille forteresse médiévale. Si la Renaissance a produit en Berry des chefs d’œuvre originaux comme le château de Meillant, il est possible qu’un des propriétaires de Montrond ait fait soustraire à des ruines gallo-romaines des sculptures authentiques pour adapter sa résidence aux canons de l’Art de son époque.
Il est curieux que ces deux acrotères aient été récupérés et retaillés au XIXe siècle pour entamer leur troisième existence de vulgaires pieds de banc public. L’un d’eux est visible dans la salle d’archéologie antique du musée saint Vic de Saint-Amand-Montrond.

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 21:38

grosse-tour-gravure

 

Ajoutée au domaine royal par le roi Philippe Ier à la fin du XIe siècle, Bourges devint, un siècle plus tard, à l’initiative du souverain Philippe Auguste, un immense chantier. En plus des travaux de construction de la cathédrale fut entreprise l’édification d’un énorme donjon, achevé vers 1189, dominant la ville de ses presque quarante mètres. Par cette tour, complétée par un système défensif autonome la distinguant tout en l’incorporant aux remparts défendant la cité, le roi de France affirmait sa suzeraineté sur la plaine de Bourges et surpassait, par l’ampleur de la bâtisse, tous les autres seigneurs berrichons.
Même s’il a presque complètement disparu et qu’on ne peut plus en vérifier l’élévation, le donjon royal de Bourges a longtemps été un élément majeur du paysage urbain et de l’histoire de la capitale du Berry. Plusieurs auteurs ont relevé ses cotes et des dessinateurs l’ont croqué, surtout à partir de la Renaissance et des troubles des Guerres de religion. Nous disposons donc, en plus des traces archéologiques, d’un matériel cohérent sur lequel s’appuyer pour évoquer le souvenir du plus gros monument militaire médiéval de ce type en Berry.

grosse-tour-coté-mairie

En convertissant les anciennes unités de mesure et on se basant sur le reste des fondations observées par les services d’archéologie, on admet en général que la grosse tour mesurait environ trente-huit mètres pour un diamètre de vingt-cinq. D’une construction très soignée, une partie du parement extérieur était garni de blocs de pierre taillés en pointe de diamant. Cet ornement apparaît clairement sur les gravures anciennes. On parvenait à son sommet par un escalier de 164 marches qui permettaient d’atteindre trois étages voûtés qui accueillaient des chambres, réserves et certainement communs. Ces pièces servirent par la suite de logement, prison, poudrière et autres usages permis par la fonction militaire de la place.
Plusieurs historiens se sont attachés à souligner l’importance de cette petite forteresse royale dans la défense d’une ville qui pouvait devenir la proie des adversaires anglais des rois capétiens. Si on élargit le point de vue sur la question, on constate que la grosse tour de Bourges s’inscrit dans un vaste mouvement amorcé au XIIe siècle qui voit la féodalité du Berry, comme celle d’autres régions du royaume, affirmer sa domination sur les campagnes par l’érection de grands donjons châtelains de base rectangulaire pour les premiers puis circulaire pour les plus récents, héritiers de l’époque des châteaux à donjons de bois. Vèvre, Le Châtelet-en-Berry, Lignières, Issoudun, Montrond et quelques autres, presque tous aujourd’hui abattus, dominent la campagne et rappellent l’indépendance dont tant de féodaux font preuve vis-à-vis de l’autorité de leur suzerain francilien. Avec l’édification de sa tour de Bourges et de son homologue, de plus petites dimensions, mais tout aussi symbolique, de Dun-sur-Auron, Philippe Auguste matérialise son pouvoir de seigneur et roi à l’aide de ces éléments architecturaux on ne peut plus concrets.
Le donjon royal demeura intact jusqu’au milieu du XVIIe siècle. Le Berry subit alors la guerre de la Fronde. En 1651, l’entrée des troupes royales dans la ville de Bourges évacuée par l’armée condéenne précipita la destruction de la tour médiévale. Que la décision de la faire raser fut motivée, ce qui est le plus vraisemblable, par des impératifs stratégiques ou que son éradication fut le gage de la fidélité des berruyers au pouvoir royal, ce qui n’est pas incompatible avec la précédente proposition, ses jours étaient comptés.
En novembre 1651, l’explosion d’une première mine ne put que fendre en deux l’édifice. Les stigmates de la torsion qui s’opéra alors sur les fondations sont encore visibles sur les vestiges du pied de la tour, conservés dans le deuxième sous-sol du parking souterrain situé sous la mairie de Bourges. Les pierres de parement ont été bousculées et arrachées de leur lit de maçonnerie.

grosse-tour-fente

Une nouvelle tentative eut lieu en décembre de la même année. L’artificier provoqua une explosion mieux calculée que la précédente, si forte que la moitié du donjon s’effondra en tuant et blessant plusieurs dizaines de témoins, écrasés par les blocs de pierre propulsés par la mise à feu de la poudre. Les derniers vestiges du donjon furent prudemment laissés en état, et disparurent ultérieurement.
Outre les quelques gravures disponibles sur le sujet, rarement à l’échelle, il est possible de se faire une idée de la masse de la forteresse disparue grâce aux vestiges exhumés lors des fouilles exécutées sur le site au moment de la construction du nouvel hôtel de ville. On soulignera l’intérêt de cet aménagement spécialement dédié à l’ancien donjon: un marquage au sol permet de visualiser l’emplacement de la muraille de l’ancien édifice.

grosse-tour-surface

Le contraste sur le trottoir est suffisant pour que le diamètre soit perceptible sur les photographies aériennes verticales, ce qui donne une bonne mesure des proportions de l’ancien donjon royal de Bourges.

grosse-tour-aerien


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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 14:43

chien-et-os

 

Je ne m’attendais pas, en entreprenant la rédaction de ce blog, à avoir à écrire un jour le billet qui suit. Je m’excuse à l’avance du peu d’intérêt de son contenu pour mes lectrices et lecteurs régulier(e)s ou occasionnel(le)s réparti(e)s un peu partout en France et dans le monde, qui ne trouveront ici aucune information sur l’histoire du Berry.
Mon blog Berry médiéval a été dernièrement au centre, ou l’un des centres, d’une tension entre l’équipe de la majorité municipale de la ville de Saint-Amand-Montrond, dans le centre de la France, et ses deux oppositions, de gauche et centriste.
L’objet de cette querelle est de couleur blanche, se trouve planté en plusieurs unités sur deux monuments médiévaux du centre-ville de Saint-Amand et sert de relais aux flux d’images pris par le réseau de vidéo-surveillance urbaine vers un poste central quelconque qui, lui, a au moins le mérite d’être invisible.
Je me suis exprimé, au cours de l’été, dans ces pages, sur cette situation. Mes arguments ont été lus et jugés recevables par plusieurs visiteurs de ce blog.

 

“Il est minuit, braves gens, dormez en paix...”

 

Il y a quelques semaines, un membre de l’opposition saint-amandoise m’a demandé, par écrit, l’autorisation de reproduire mes photographies et une partie de mon argumentaire dans un journal d’information local destiné aux habitants de la ville et édité par la municipalité (saint-amand-montrond INFOS n°16 - Octobre 2010).
Or, il apparaît que les photographies et les références à mes travaux ont été supprimées, sans autre forme de procès, par l’éditeur, à savoir la Ville de Saint-Amand. Ceci m’amène donc à mettre au point un certains nombre d’éléments, afin qu’aucune ambiguïté ne plane sur cette affaire dont je suis, somme toute, l’artisan indirect.
Le groupe d’opposition ne m’a ni volé ni emprunté d’informations. Il s’agit d’une citation de sources formulée selon les règles et respectant le droit d’auteur. J’étais libre de refuser. J’ai accepté de partager mon travail car je le produis pour la défense et la promotion du patrimoine régional, comme je l’ai fait pour d’autres communes et avec d’autres acteurs de la vie publique. Personne ne s’est jamais permis de me demander si j’étais de droite, de gauche, du centre, plantagenêt, capétien, armagnac ou bourguignon avant de faire appel à mes services.
Je sais que mes recherches ne sont pas du goût de certains saint-amandois qui se complaisent dans la récitation d’une histoire figée depuis le Second Empire et qui se sentent agressés par les nouvelles pistes de réflexion que j’explore pour ma thèse, comme si l’histoire du XIe ou du XIIIe siècle pouvait représenter un enjeu autre que culturel. Ces gens ne communiquent pas avec moi, ne viennent pas à mes conférences, maintiennent des informations complètement périmées sur leurs sites internet. Je ne les plains pas, ne les critique pas, n’attend d’eux ni reconnaissance, ni ruban, ni médaille mais qu’ils sachent au moins une chose: s’ils voient dans mes couleurs celles de leurs adversaires et non celles des sous-bois, des sables de la rivière, de la terre des champs et des nuages de cette région, c’est que leur vue est bien basse ou leur champ de vision bien étroit.
Merci en tous cas à mes lecteurs, auditeurs, interlocuteurs, correspondants pour leur confiance et leur fidélité, et à bientôt pour d’autres regards sur passé.

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 19:14

Charly-clocher

Profitant des Journées du Patrimoine, je décidai au mois de septembre d’aller photographier un monument fermé la plupart du temps, l’église de Charly, au sud-est de Bourges. Plusieurs fois déjà, je m’étais arrêté voir ce monument, notant, outre sa taille impressionnante pour une église villageoise, des remaniements extérieurs et des réemplois de pierres de taille dans les maçonneries apparentes, prouvant une étape de reconstruction affectant principalement la nef. Le transept et le clocher, remarquable par sa structure entièrement réalisée en pierre et assez semblable à certains monuments saintongeais, semblaient intacts.

Charly-dalle

J’avoue avoir été assez surpris de voir annoncer dans le programme des Journées du Patrimoine la présence de fresques romanes à l’intérieur du sanctuaire, n’ayant jamais entendu parler de Charly comme étant réputé pour ses peintures murales.
Comme promis, l’église était ouverte et l’accueil du public assuré par une dame qui m’expliqua comment l’église avait été partiellement reconstruite au XIXe siècle par un curé soutenu financièrement par la fortune d’un noble local. Cette personne m’invita à venir découvrir les fresques, que le prêtre avait décidé de retoucher et de recolorier pour les rendre plus lisibles. Je m’attendais alors au pire et, hélas, je ne fus pas déçu.
Toutes les fresques romanes, dont un calendrier complet, ont disparu sous le pinceau rénovateur du curé. Les silhouettes, divines, humaines ou animales ont été redessinées et repeintes au point que cet ensemble, qui devait être au moins aussi important que celui de l’église de Chalivoy-Milon, située dans la même région, a perdu tout intérêt pour l’historien et se regarde désormais comme une une collection d’images pieuses aux couleurs criardes.
Il demeure que l’église de Charly contient quelques éléments patrimoniaux remarquables. On y observe une rare dalle de sarcophage roman avec un décor en tuiles dont je ne connais pas d’autre exemple dans la région. Plus récentes, des stalles aux miséricordes sculptées révèlent une belle maîtrise du travail du bois par les artistes locaux à la période moderne. Une figure lupine d’un modèle rare attire particulièrement l’attention. Même dénaturées, les fresques peuvent peut-être être utiles aux historien de l’Art.

Charly-loup

Hormis ces aménagements récents qui lui ont fait perdre une partie de son authenticité, l’église de Charly reste une étape intéressante dans la découverte du patrimoine roman en Berry.

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Published by Olivier Trotignon - dans patrimoine religieux
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Conférences

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Dans l'objectif de partager avec le grand public une partie du contenu de mes recherches, je propose des animations autour du Moyen-âge et de l'Antiquité sous forme de conférences d'environ 1h30. Ces interventions s'adressent à des auditeurs curieux de l'histoire de leur région et sont accessibles sans formation universitaire ou savante préalable.
Fidèle aux principes de la laïcité, j'ai été accueilli par des associations, comités des fêtes et d'entreprise, mairies, pour des conférences publiques ou privées sur des sujets tels que:
- médecine, saints guérisseurs et miracles au Moyen-âge,
- l'Ordre cistercien en Berry;
- les ordres religieux en Berry au M.A.;
- la femme en Berry au M.A.;
- politique et féodalité en Berry;
- le fait religieux en Berry de la conquête romaine au paleo-christianisme...
- maisons-closes et la prostitution en Berry avant 1946 (animation réservée à un public majeur).
Renseignements, conditions et tarifs sur demande à l'adresse:
Berrymedieval#yahoo.fr  (# = @  / pour éviter les spams)
Merci de diffuser cette information à vos contacts!

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Histoire locale

Pour compléter votre information sur le petit patrimoine berrichon, je vous recommande "le livre de Meslon",  Blog dédié à un lieu-dit d'une richesse assez exceptionnelle. Toute la diversité d'un terroir presque anonyme.
A retrouver dans la rubrique "liens": archéologie et histoire d'un lieu-dit

L'âne du Berry


Présent sur le sol berrichon depuis un millénaire, l'âne méritait qu'un blog soit consacré à son histoire et à son élevage. Retrouvez le à l'adresse suivante:

Histoire et cartes postales anciennes

paysan-ruthène

 

Cartes postales, photos anciennes ou plus modernes pour illustrer l'Histoire des terroirs:

 

Cartes postales et Histoire

NON aux éoliennes géantes

Le rédacteur de ce blog s'oppose résolument aux projets d'implantation d'éoliennes industrielles dans le paysage berrichon.
Argumentaire à retrouver sur le lien suivant:
le livre de Meslon: non à l'éolien industriel 

contacts avec l'auteur


J'observe depuis quelques mois la fâcheuse tendance qu'ont certains visiteurs à me contacter directement pour me poser des questions très précises, et à disparaître ensuite sans même un mot de remerciement. Désormais, ces demandes ne recevront plus de réponse privée. Ce blog est conçu pour apporter à un maximum de public des informations sur le Berry aux temps médiévaux. je prierai donc les personnes souhaitant disposer de renseignements sur le patrimoine ou l'histoire régionale à passer par la rubrique "commentaires" accessible au bas de chaque article, afin que tous puissent profiter des questions et des réponses.
Les demandes de renseignements sur mes activités annexes (conférences, contacts avec la presse, vente d'ânes Grand Noir du Berry...) seront donc les seules auxquelles je répondrai en privé.
Je profite de cette correction pour signaler qu'à l'exception des reproductions d'anciennes cartes postales, tombées dans le domaine public ou de quelques logos empruntés pour remercier certains médias de leur intérêt pour mes recherches, toutes les photos illustrant pages et articles ont été prises et retravaillées par mes soins et que tout emprunt pour illustrer un site ou un blog devra être au préalable justifié par une demande écrite.