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Comme chaque ville importante du Moyen-âge local, Bourbon-l’Archambaud possédait un hôpital des lépreux. Situé à faible distance au sud de l’ancienne cité, ce lieu,
qui porte encore aujourd’hui le toponyme de Saint-Lazare était, comme beaucoup d’autres, à portée de vue du château.
Il reste sur place, à coté d’un joli corps de ferme qui semble dater du XVIe ou XVIIe, et qui remplace probablement une partie des structures médiévales, les ruines
de l’ancienne chapelle hospitalière. N’ayant pu rencontrer sur place quiconque pour m’autoriser à entrer sur la parcelle, je me suis contenté de photographier le bâtiment du chemin et de la route
mitoyens.
On distingue clairement deux étapes de construction, la partie la plus ancienne étant bâtie avec du gros appareil, alors que le reste de la nef l’est avec de
simples moellons mélangés à des pierres de taille de récupération. Des contreforts étayent les murs et il semble qu’une partie de la voûte primitive est encore en place. La chapelle est dans un
état de dégradation inquiétant, la toiture, complètement crevée, étant en voie d’effondrement. L’aménagement de l’entrée laisse supposer que le lieu a servi de grange ou d’étable jusqu’à une date
récente.
Le propos de cet article n’est pas de larmoyer sur la disparition du patrimoine médiéval rural -les propriétaires sont souverains et pas forcement assez fortunés pour engager des opérations de mise hors péril de telles structures - mais plus de présenter un exemple d’à ce qu’a du ressembler nombre de petites maladreries avant leur totale disparition. La lèpre, entrée en Gaule avec les armées romaines, était endémique partout où une activité économique se manifestait et attirait des voyageurs. Bourbon, cité féodale puis ducale, ne pouvait échapper à ce fléau et a, comme ailleurs, vu s’élever non loin de ses remparts une léproserie pour accueillir ses malades, qui, loin d’être tous invalides, conservaient longtemps une activité artisanale ou agricole qui permettait à leur communauté de compléter ses revenus. La maison des ladres participait, avec ses moyens propres, à la vie économique tout autant que sanitaire des paroisses alentours.

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Cartes postales, photos anciennes ou plus modernes pour illustrer l'Histoire des terroirs:

Des restes bien mal en point qui me font irrésistiblement penser à ceux de la Commanderie de Villefranche (18 Brécy), dont j'avais parlé sur mon propre blog il y quelque temps. Par contre, alors que je connais bien Bourbon et ses environs, je ne situe pas cette maladrerie. Je ne savais pas que la lèpre avait été apportée par les légions romaines; merci de cette info!
Venant de Cérilly, sur la route de Moulins, il y a un croisement. Une petite route part vers le sud. Je crois, sans en être sûr, que la direction du lieu-dit est indiquée. De Saint-Lazare, on voit très bien les tours du château.
Il ne devait pas y en avoir beaucoup, des lépreux à Bourbon, vu la taille réduite de l'édifice... Triste état.
Bonne journée.
La ville n'était pas non plus une grande agglomération. Ce phénomène est difficile à apprécier.
Passe d'excellentes fêtes!
O. T.
Monsieur
j'ai été tout particulièrement interessé par lles récentes rubriques semaine dernière sur le Gisant du musée de Issoudun que je connais bien. et celle de ce jour sur la léproserie. Nous en aurions une à Reuilly qui est un lieu dit saint lazare.
Pour ma part j'abite reuilly et je cherche des information sur les
guerres de religions dans la région Issoudun, l'Ormetteau, Reuilly
Massay car je voudrai savoir si outre le pillage de 1585 des places fortes
ont été détruites.
Dans son livre Histoire du Berry du chevalier de Saint Ammand
utilisant un manuscrit de La thomassière, l'auteur écrit page 393
""le seigneur d'Arquiam du parti du Roy prit les villes de lury,
reuilly et le chateau de Lazenay et les pilla 28/11/1685 ...Le même
mois le seigneur de lachastre fit détruire le pont de Reuilly""
En fait je suis propriétaire depuis 15 ans de Chateau-Gaillard, une
maison du 17ème avec cour qui fut fermée par des batiments agricoles
et récement, dans la cour, un radiestésiste ( qui a déja effectué des
repérages de sites galloromains pour les services officiels) a
identifié les traces d'un batiment de 20*20*20*18m qui
pourrait être les fondation de l'ancien "Chateau gaillard"
Dans le Dictionnaire historique, géographique et statistique de
l'Indre 1889 il est notemment écrit dans un paragraphe traitant de la
Comanderie de l'Ormeteau (source Marc du Boujet)
En 1665 Chateau gaillard appartenait à Pierre Brasdefer seigneur de
Chateau Gaillard
Si vous aviez des informations je suis preneur...
merci d'avance et à votre disposition
Cordialement
Gérard CHOMETTE
Cher monsieur,
merci pour votre confiance. Hélas, je ne suis pas spécialiste de cette période de l'histoire de notre région et bien incapable de me prononcer sur cette question. J'ai vu travailler des archéologues avec des systèmes de détection capables de repèrer dans le sols des fondations invisibles qui pourraient confirmer les perceptions de la personne qui a travaillé sur votre propriété.
La radiesthésie peut donner d'excellents résultats, et le toponyme Château-Gaillard n'est pas neutre.
Au plaisir,
O. Trotignon